vendredi 24 octobre 2014

La vérité c'est que je me gave !

C'est pas autre chose ! Malgré ce que je croyais il y a quelques mois non, je n'ai pas terminé ma période baise, pas plus que je n'ai transféré telle addiction sur le travail ou quoi que ce soit d'autre.

Je trouve toujours qu'un garçon est la chose la plus fascinante qui existe et que ses lèvres, son corps, les mystère de la montée de son excitation sont ce qu'il y a de plus extraordinaire au monde. Et je ne parle pas de ce qui entoure tout ça, la découverte de la personnalité de quelqu'un, cette colossale pièce montée qu'est la vie de chacun. C'est, actuellement en tout cas, ce qui m'épanouis le plus. Je fantasme à tout va, je réalise mes fantasme à tout va, et je crois qu'en fait, ce n'est pas tout à fait prêt de s'arrêter.

"Est-ce la fin de votre éblouissante matinée?" questionnait Marguerite Duras en parlant de la jeunesse. 
Ma matinée est encore plus éblouissante que jamais, merci. Vous savez ce que je pense de la vie quand on est jeune. Je parais encore beaucoup moins que mon âge parait-il, et je redoute le jour où elle sera terminée, et où j'entrerai dans une morne demi-journée. Car la jeunesse va s'arrêter bientôt, c'est sûr. Je pense toujours que c'est imminent et puis, non, j'ai sans cesse un répit supplémentaire qui m'étonne à chaque fois.
Et une chose m'obsède principalement : en profiter avant qu'il ne soit trop tard, et que je me dise : "- Mince..."

Je me suis récemment dit ça en voyant des artistes qui viennent de perdre subitement leur juvénilité. Comme Mathieu Kassovitz, ou encore Calogéro.



2012
2014




















Que je serai malheureux, en vérité.

Je ne pense pas que j'aurais alors trouvé la sagesse, tout juste une petite consolation d'en avoir profité plus que quiconque, et davantage que je ne l'aurais espéré.

J'ai pleine conscience ces jours-ci, avec les conquêtes que j'obtiens sans peine, avec les partenaires qui réclament de me revoir, que je suis dans une période faste, et je ne peux m'empêcher de me dire que c'est la dernière de ma vie, que très prochainement ma peau va perdre brutalement de son élasticité, que la fatigue d'un corps que je surmène un tantinet va devenir apparente et marquer d'une manière irrémédiable mon allure générale.

Enfin tout ça pour expliquer le fait que je ne peux faire que craquer immédiatement lorsque Cyrpien envoie, une nouvelle fois, un mail collectif comme celui là :









Ouiiii ! C'est le grand retour de la Wild and Wet, cette soirée surréaliste dans un sauna de Arnhem aux Pays-Bas, qui s'était mystérieusement arrêtée en décembre 2013. Faut-il vous rafraîchir la mémoire ?... 
Cette soirée arrive cette fois avec une nouvelle formule (non, pas celle là) qui est détaillée sur son site officiel :




Bon, traduction approximative pour les buses en néerlandais comme vous : 


"AMATEUR PORN EDITION" 



Vous avez toujours voulu être
 à l'honneur,



vous avez

 rêvé d'une carrière d'acteur porno, vous trouvez excitant d'être regardé par les autres pendant que vous vous "occupez" ? Alors voilà la dernière édition de Wet & Wild. Le thème cette nuit : "porno amateur". 

Montez à l'étage et nous montrer ce que vous avez !!! 

Bien sûr, il y a des cadeaux et pléthore de minets chauds et d'hommes en maillot de bain sexy



Bref : C'est de la soirée sur mesure pour moi.

Cependant, je doute de la réussite d'une telle entreprise tant il m'avait été difficile lors de mes précédents passages de trouver partenaire assez chaud pour s'exhiber avec moi dans la cabine en verre du troisième étage...
La faute à la localisation de ce sauna, dans une petite ville des Pays Bas, où tout le monde connaît tout le monde, et où le qu'en dira t-on règne.
On verra bien, je n'ai pas la force de persuasion et la même capacité d'acharnement que Cyprien, je m'apprête déjà à mouliner...

Avant la Wet & Wild, ajoutez une nuit au mythique Club Church (rafraîchissement de mémoire nécessaire également ?) et on obtient en un week end, et deux nuits blanches bien remplies et un mini Quentin Fuck Tour
Au final, de quoi profiter à fond de cette fin d' "éblouissante matinée".

Ah ça, en 48 heures, comme le dit Cyprien, on va bien racler.





mardi 21 octobre 2014

Eh ben quel weekend

mes amis !
Pas seulement parce que ce blog vient de franchir son 200 000ème visiteur, non non.
C'est juste que ce vendredi soir je voyais encore Bastien, ça allait faire bientôt un mois. Toujours un peu pareil : nuits enlacés, jamais à se dire la prochaine fois qu'on se verrait, cinés, soirées courtes et calmes, vannes gentillettes. Le partage du quotidien, mais un jour sur deux.

Mais samedi en revanche je revoyais Jack, rencontré au sauna une semaine auparavant et revenu de sa lointaine banlieue pour passer la nuit de samedi à dimanche avec moi. Toujours ses vingt ans, l'explosion de jeunesse permanente, d'énergie sans fin. 

C'était la Nuit Blanche à Paris (oui j'ai pris un sacré retard dans ce que je raconte... Faute à trop de taf). Il me prenait par la main vers une heure du matin au milieu de la place de la République, m'embrasse, sans aucune peur de ce qui peut nous entourer. Et moi, à ma grande surprise, de ne pas avoir peur non plus, alors que c'est le genre de chose qui me terrifie passablement, surtout après quelques mauvaises expériences en la matière. Là non : sa fraîcheur, sa sincérité, sa fierté même de tenir par la main un garçon en plein milieu de banlieusard balaie tout, même les éventuels gars qui auraient voulu nous causer des problèmes. Le bonheur, ça irradie tout ce qui est alentour.

Et puis un couplet : celui du minet qui veut un petit copain, avoir une histoire sérieuse je vous passe les détails. Il fait mine d'être gêné par notre différence d'âge mais s'en fout en fait, je le sais, il ne s'éternise pas. Je tempère, dis que je ne suis pas trop dans ce trip, que ce serait compliqué, etc...

De toute façon cette conversation est balayée par les deux fois où on fera du sexe le soir même, plus le lendemain matin. Toujours hypersensible, surtout des cuisses. il se dit passif mais dur comme est son sexe je sens que ça ne durera pas, qu'il lui manque juste un peu de confiance pour sauter le pas.

Le lendemain dimanche le projet était de rejoindre Ken à la manif pour tous. Vous vous souvenez de ce très beau mec évidemment, qui avait sauté sur l'occasion lorsque j'avais appelé sur facebook à ce qu'on m'y accompagne. Jack veut absolument se joindre à nous et c'est bras dessus bras dessous que nous nous retrouvions à Trocadéro pour défier la grande bande d'homophobes.





 Je vous passe les discussions animées avec les pères de famille et la morale que je faisais aux pères et mères de famille qui galvaudaient le mot "esclavage" sur leurs pancartes.




Heureusement nous retrouvions d'autres homos infiltrés qui eux, avaient eu le culot d'avoir fait leurs propres pancartes, à côté desquelles nous étions fiers de poser.


pour une fois que vous avez des photos de moi...





Et puis Jack tout seul, chez moi, me forçant à entrer à deux dans ma minuscule douche, presque nu au milieu de mon salon en train de baisser son boxer pour se découvrir en érection, le sexe express, là, improvisé et son éjaculation foudroyante en moins de quarante seconde, sa proposition de ressortir se balader alors que'on venait d'avaler dix kilomètres. La fougue, quoi.

Le soir on rejoignait Ken et un vieil ami à la LIM près des Champs Elysées où Jack me traitait comme son petit ami, tout en pelotant en permanence le cul de Ken. Il a 20 ans, est beau, chaud, nature, on va pas en plus lui demander d'être fiable.
Surtout pas moi.

23h45, Jack nous laisse et il repart dans sa banlieue lointaines. Sms, coups de fil, le mec ne lâche pas l'affaire.
Moi le lendemain soir je revoie Bastien, que j'avais ménagé tout le weekend pour ne pas qu'il croise Jack (quand je vous dis que je ne suis pas une bonne sœur...). 
Bastien, 25 ans seulement et tout d'un coup le calme, le silence, le mystère... Tout ce pour quoi ce garçon m'avait intéressé voilà un mois devient presque ennuyeux. Il me touche par son incapacité à communiquer comme nous autres, et me sert fort la main au cinéma lorsqu'il est ému.
Passif, super passif... Tentative infructueuse pour inverser les rôles.

Et je repense à Jack, si malléable, si frais, si perméable à tout ce qui peut être nouveau et entraînant...

Et je me questionne. que faire ? Quel choix, comment se comporter, comment s'en sortir, dire les choses ?...

En fait je sais très bien ce que je vais faire. L'un habite à Paris intra-muros et aime à dormir avec moi après son travail, l'autre vit loin et peut venir à Paris seulement le weekend. Tout est dit.






samedi 18 octobre 2014

Je ne saurais dire le degré d'importance

​de ces vacances là. J'avais 15 ou 16 ans seulement. Nous étions dans le sud, et c'était ma dernière colonie de vacances.

C'était pas terrible l'ambiance, on était tous adolescents, deux clans s'étaient formés, il y avait les rebeux et les céfran. J'étais du côté des céfran, évidemment, dans la tente de David et Yann. Yann était le plus jeune, il avait deux ans de moins que nous et pourtant du haut de ses 14 ans il paradait avec son maillot de bain rouge particulièrement rempli sur la plage. Je me souviens même qu'avec David on se marrait en comparant son paquet avec celui d'Emmanuel, notre moniteur qui avait la trentaine, en observant que Yann devait en avoir une trois fois plus grosse que lui.

Yann était vraiment en chaleur. Le soir dans la tente il attendait que toutes les lumières soient éteintes pour commencer à se masturber, sans même s'en cacher, nous décrivant les filles du collège auxquelles il pensait, la montée de son excitation, et même la quantité et les jets de sperme qu'il expulsait à la fin.

"- ah ça va sortir là... Han ! Putain ça gicle sur mon ventre ! Putain j'en fous partout sur mon duvet ! Mais putain que ça fait du bien de se branler..."

Vous voyez le genre ? Le type de truc insoutenable à entendre par un mec bien équipé dont le coude touche presque le tiens.
On faisait semblant d'être dégoûtés et lui demandions de cesser, mais personnellement je me branlais en même temps que lui, et je me souviens même avoir éjaculé simultanément à lui, pensant à sa grosse bite entourée de ses doigts. C'est comme si c'était moi qui l'avais masturbé, pensais-je.

Un seul céfran ne se mêlait pas à nous, et restait en permanence avec les rebeus, Nicolas A.

Nicolas A. était dans la tente des rebeux, avait adopté leur look, leur façon de parler, s'était rasé la tête, et régnait au milieu d'eux. Ils le regardaient tous comme un chef et le respectaient. Étrange. c'était loin d'être le plus grand ni le plus fort, pourtant c'est lui qui faisait la loi dans le groupe.

Je me souviens que Yann, qui fumait un peu en cachette des moniteurs faisant semblant  de ne pas s'en rendre compte, avait cherché du feu un soir dans le camp. Il avait osé entrer dans la tente de Nicolas A pour demander un briquet. A son retour, Yann nous racontait :

"- pfff. Ils sont trop cons là bas, je demande du feu et Nicolas A. sort sa bite en me disant "tiens, tu le veux mon briquet ? Il marche bien ! "

Sortir ma bite ainsi, devant des potes, était pour moi inimaginable à l'époque. J'étais secrètement en admiration devant un tel exhibitionnisme.
Ok, ça a bien changé depuis.

Et puis il y a eu ce matin là. Je me rendais à la douche du camp, et en arrivant ça a duré une demi seconde. Nicolas A. était à l'entrée de sa douche, entièrement nu, porte entrouverte, et parlait à un de ses potes rebeu. Dès qu'il me vit il cacha son corps derrière la porte pour ne laisser passer que sa tête et continuer sa discussion, qui n'avait rein de sexuelle.
Pourtant j'ai eu le temps de voir, très brièvement, trop brièvement, le plus gros sexe que j'avais vu jusque là. (oui, après le plus gros que j'ai vu c'était celui d'un dénommé Fior, dans une douche aussi, à Épinal dans les Vosges).

Nicolas A. avait un sexe interminable, qui pendait de son abdomen et venait toucher sa cuisse au milieu de sa longueur. Large et veineuse, elle soulignait la disproportion de ce membre par rapport à son corps.

En cette seconde j'ai immédiatement pensé que cette bite qu'il ne prenait pas soind e cacher était le secret de son pouvoir dans le groupe, et que c'était grâce à elle qu'il était tant respecté. 
En effet, comment ne pas vénérer, adolescent, alors qu'on ne parle que de bite du matin au soir, celui dont l'outil écraserait tous les autres.

Et j'ai admis depuis que cette fraction de seconde est sans doute celle après laquelle je cours depuis toutes ces années.

La fascination des grosses bites, à peu près 80% des homos l'a (estimation personnelle). Je pense que la mienne, qui revient très fréquemment, vient de cet épisode, fondateur de toute ma frustration d'adolescent.

Et comme j'ai à cœur de combler tout le temps perdu à cette période, j'ai cherché à retrouver ce Nicolas A....
Sur facebook je l'ai vu, bizarrement loin du style racaille auquel je m'attendais. Visage sage et lunettes de geek, j'étai plutôt surpris.

Je me décide à lui écrire :




Eh non Quentin, il est une partie du temps perdu autrefois qu'on ne peut, malgré tous tes efforts, rattraper...





mercredi 15 octobre 2014

Non mais vous avez vu cette photo de Jared Leto

qui circule sur la toile ces jours-ci ?
Enfin... soit disant Jared Leto. Bon je vous la mets, parce que quand même y'a du matos :


Oui c'est énorme. De la bonne grosse bite comme on en fait plus, certes.
Lorsqu'on lance une recherche sur Google images à partir de cette photo, on trouve plusieurs sites la référençant, et la présentant comme un portrait de Jared Leto, prise par le photographe Terry Richardson et posté brièvement sur un compte twitter, depuis suspendu.

Plusieurs blogueurs admirateurs de Richardson ont publié cette photo, en identifiant Jared Leto, et en la datant de l'été 2012. Difficile d'en savoir plus. 
Juste que le nombril et le galbe des hanches correspondent au corps de Leto, et que Terry Richardson a en effet déjà fait des séances en tenues légères avec Jared dans un studio à fond blanc...

Que ce soit lui ou pas, on a de toutes façon assez de captures de lui sur scène en tenues moulantes pour que nul doute ne soit permis sur ses mensurations génitales.




Autant de bite qui tombe sous un jean blanc avec un léger goût d'exhibitionnisme, ça nous rappellerait presque Chris Brown à sa grande époque.

Mais Jared le bat, quand même. Surtout que lors de ces derniers concerts, ce derniers n'hésite plus à prendre en main tout son attirail, devant un public qui va ensuite s'émouvoir sur twitter.





Et ça continue, le dernier tripotage public ayant été pris le 22 septembre dernier :


Rrrhallez, vous pouvez considérer ça comme un cadeau pour le 400ème post publié sur ce blog.






dimanche 12 octobre 2014

Question légitimes

que celles posées par un lecteur il y a quelques jours, un certain Jules, puis par un autre quelques heures plus tard.

En gros c'est ça, ces deux personnes m'interrogent aimablement sur mon positionnement face au sida : mes précautions, mes peurs, voir mon inconscience. J'en avais déjà parlé il y a six mois à peu près mais visiblement il faut que je sois plus clair. 
Et que je réponde précisément aux questions qu'on me pose.

Oui j'ai peur du sida, j'allais dire comme tout le monde, mais peut-être un peu... moins que tout le monde. 
La première chose est essentielle : Quand on décide de vivre une vie faite de partenaires multiples, de brèves rencontres et d'échangisme, on prend le risque de contracter des maladies, et pas seulement le sida. Ça fait partie du pack, il faut l'accepter. C'est l'un des seuls inconvénients de cette vie, mais il est loin d'être négligeable.
Je dis que j'ai peut-être moins peur du sida que tout le monde car sinon je refuserais de vivre cette vie là. Or, entre la frustration et ce risque, je préfère ce risque. C'est un choix, et je me garderais bien d'y convertir qui que ce soit.

Il n'y a pas de porteur de sida déclaré dans mon entourage, il n'y en a bizarrement jamais eu. D'anciens amis, partis pour certains en province, on été contaminés, mais ne les voyant pas parfois pendant des années entières, on ne peut pas dire que je sois en contact avec eux.
Toute ma bande de potes partouzards fait très attention à ses pratiques malgré leur grande consommation de mecs, et sont tous intransigeants sur le port de préservatif. Pour autant nous n'en parlons jamais, c'est simplement une base, que nous ne remettons jamais en cause. Tout juste échangeons nous nos réflexions désabusées lorsque nous sommes à l'étranger (Berlin, la Russie...) et que nous nous désespérons du relapse des jeunes de ces pays là.

Je chope des grippes et des angines comme tout le monde, mais pas plus. Je n'en ai pas davantage depuis que couche à droite à gauche.

Je ne sais pas comment je régirais si j'apprenais que j'avais le sida, je n'en ai aucune idée, n'y ai jamais pensé, et évite d'ailleurs de me projeter dans ce genre de scénario.
Mais à y réfléchir, je pense que je réagirais tellement mal que ça m'encourage à rester plus vigilant que jamais sur mes pratiques. Je pense à la vérité, que j'en perdrais une bonne partie de ma libido. Je considère le sexe comme un jeu et un moyen d'épanouissement, et me savoir contagieux m'ôterait probablement ces deux plaisirs.

Sorti de ce constat, la seule chose à faire est de faire attention, d'être vigilant, sans que ça suffise à garantir quoi que ce soit...
Il est vrai que je ne parle pas ici de toutes les raisons pour lesquelles je reste parfois plusieurs jours sans rien faire avec des mecs. Par exemple, j'ai ces jours-ci deux aphtes derrière la lèvre inférieure, et je ne fais rien du tout avec ma bouche. J'attends qu'elles passent...

J'ai probablement déjà couché avec des garçons qui avaient le sida, sans que je le sache (lorsque je le savais, j'ai évité de coucher avec eux, j'étais trop flippé). Il est simplement certaines pratiques que j'évite au maximum de faire, avec qui que ce soit.

D'abord, bien évidemment, toujours, toujours porter un préservatif lors d'une sodomie. Certes c'est une évidence, mais comme le disait Guillaume Dustan, il faut répéter les évidences lorsque ce ne sont pas des évidences pour tout le monde.

Et puis bien sûr il faut bien s'en servir. 
Bon je détaille pour les étourdis : ne pas le retourner lorsqu'on s'aperçoit qu'ont s'est trompé de sens, le jeter et en prendre un autre. C'est bien beau de mettre une capote mais arrêter de vous mettre des doigts dans le cul comme certains font après que le mec vous ai joui sur les mains... pas la peine non plus de mettre une capote si c'est pour vous faire éjaculer sur le gland ou dans la bouche juste après, etc... Pareil lorsque vous vous finissez en vous branlant après que le mec vous ai joui dessus lorsque vous le branliez....

Avec ses précautions élémentaires, je suis persuadé qu'il n'est pas aisé d'être infecté par le VIH. Il doit certes y avoir des cas recensés de contraction par fellation, mais l'immense majorité des infections se fait bien entendu par absence du port de préservatif.

Et pour le truc, même si c'est pas très honnête, si vous avez peur d'aller à la pharmacie demander des préservatifs ou si vous estimez qu'ils vous coûtent trop cher : Ramassez un stock à chaque fois que vous visitez un sauna ou un sex club (enfin, si vous les fréquentez...), c'est gratuit. C'est ce que j'ai fait à ma dernière visite du Sun City, en attendant d'aller refaire une razia au Sweatbox, ce sauna londonnien où les préservatifs (probablement les meilleurs en Europe) sont larges et très bien lubrifiés. (c'était le conseil-cadeau)


Ensuite je suis suivi de près par mon médecin généraliste, qui se trouve être un spécialiste des maladies et infections sexuellement transmissibles, et avait il y a quelques mois encore une chronique mensuelle sur le sujet dans le magazine Têtu. Je ne sais pas si c'est toujours le cas, je ne suis pas lecteur.
Il me tient informé des dernières découvertes et évolutions en la matière, se tient au courant des recherches du laboratoire de la Timone à Marseille. D'ailleurs oui, je le confirme à ce fameux lecteur qui me questionnait : l'infection au VIH par simple fellation a considérablement augmenté depuis 2012.

Je parle avec lui du nombre de mes partenaires, de mes pratiques, et j'applique à la lettre ses principales recommandations pour la fellation : 
- Jamais de gorge profonde
- Ne pas se laver les dents deux heures avant un rapport, et éviter après
- Eviter de fumer une cigarette auparavant également (et pas seulement pour le sida, mais aussi le cancer buccal comme on vient de le découvrir)
- Eviter l'anulingus aussi, principal vecteur de l'Hépatite A, en tout cas si on est pas vacciné.

Evidemment il peut y avoir des accidents, du genre le préservatif qui craque, saignement, et je vous en passe, et des plus gore.
Dans ce cas là : direct aux urgences (le plus vite possible après le rapport) pour un TPE (Traitement Post Exposition), comme ça m'est arrivé deux fois par le passé. Bon je vais pas vous mentir, le traitement est horrible (enfin pour moi, il est plus ou moins bien supporté selon les personnes), il dure un mois à base de grosses gélules, et on met un autre mois pour s'en remettre. Mais il est efficace à 80% en cas de contamination. 
Dans mon cas je ne sais pas si j'aurais été contaminé, à l'issue du traitement il ne reste aucune trace ni dans un cas ni dans l'autre. 
Mais vu les endroits où je traîne j'ai préféré ne pas faire l'économie de ce traitement.
En revanche je dois m'avouer assez sceptique sur le pourcentage énoncé par mon lecteur (qui disait : 50 à 75% des gens qui fréquentent les lieux de drague sont atteint du Sida et autres IST). Qu'il y ait une sur-représentativité des infectés à l'I.V.G. certes, mais je doute qu'elle soit aussi grande ! Si quelqu'un trouve un lien avec des infos sur le sujet...

De toute façon ai-je besoin de le préciser : moins on a de partenaires, moins on a de risque d'attraper des bricoles.
Et si on chope une bricole, je préconise un truc, maintenant mois je dis ça je dis rien : abstinence jusqu'à guérison complète (confirmée par d'autres analyses). Car on a bien plus de risque de choper le sida lorsqu'on est déjà porteur d'une Infection Sexuellement Transmissibles (gonorrhée, chlamydiose, syphilis et j'en passe des plus sexy).

Après tout ça, il y a des personnes plus fragiles que d'autres...

Je vais en tout cas tous les six mois faire des analyses médicales. Peut-être que dans mon cas ce n'est pas assez fréquent. Auparavant j'allais au laboratoire du Chemin Vert, près de Bastille, un vrai repère à pédés.
Je vais à présent au 190, où je fais un check-up sexuel complet. Avec 3 prélèvements différents (buccale, anal, urinaire) et indolores, on détecte en une semaine la moindre IST qui traînerait.
Allez, pour les parisiens :


Le 190, centre de santé sexuelle

190 Boulevard de Charonne, 75020 Paris
www.le190.fr

01 55 25 32 72


Si vous avez une mutuelle cela vous coûtera le prix d'une consultation d'un généraliste (26€ actuellement), si vous n'avez pas de mutuelle comme moi, comptez 80 € avec le prix des analyses.

Certes c'est cher, mais raquer ça deux fois par an, c'est donné pour être tranquille.




Correction du 13 octobre 2014, à la demande fondée et bienveillante d'un lecteur : 
La maladie due au virus de l'immunodéficience humaine (VIH) comporte deux phases, la phase asymptomatique au cours de laquelle les patients sont dits séropositifs, et la phase des symptômes de déficience de l'immunité, encore appelée SIDA, caractérisée par des infections, des cancers ou d'autres troubles notamment neurologiques. 
source : e-sante.fr