dimanche 13 avril 2014

La première chose à laquelle je pense,

sitôt avoir éjaculé, une fraction même de seconde après le dernier jet, alors que le plaisir de l'orgasme n'est pas encore totalement dissipé, la seule volonté qui me vient à l'esprit, 
c'est que mon partenaire parte, le plus vite possible.



dimanche 6 avril 2014

J'en ai mis du temps,

non pas pour poster à nouveau ici (ma vie professionnelle occupe 95% de mes journées désormais, et quand j'ai lu un commentaire bienveillant posté mercredi je me suis décidé à vous réécrire un peu), mais pour répondre à la question d'un lecteur qui date maintenant de plus de deux ans.

A l'article nommé "J'ai bien failli coucher avec Ben", ce lecteur nommé XII me posait le 29 décembre 2012 : 
Tu n'as jamais couché avec un pote ? Pour quelle raison préfères-tu ne pas coucher avec Ben ?
Après une semaine de réflexion, j'y avais répondu le 7 janvier 2013 :
Je réfléchis à la question et j'en fais un billet ;)
Et me voilà deux ans après avec mes certitudes, nourries par l'expérience. Car je ne répéterai jamais assez que le multipartenariat tel que je l'ai pratiqué m'en a appris bien davantage sur moi et mon rapport aux autres que n'importe quelle pseudo réflexion para-psychologique.

On pourrait en vérité s'en tenir au bon sens, et se dire que ne pas coucher avec ses potes préserve la nature de la relation que l'on entretient avec eux. Après avoir couché ensemble que se passe t-il ?
On va se revoir mais est-ce pour coucher ensemble ? On craint alors de se revoir de peur qu'il ne se passe quelquechose... ou pas...

Bien sûr ça m'est arrivé, avec d'autres que Ben, et si je devais observer un changement de comportement après avec couché avec eux, je dirais que je les ai fuis.

Ce qui est excitant à l'idée de coucher avec un pote, c'est la première fois, la transgression d'un statut uniquement amical qui interdit de facto le sexe. Ensuite il n'y a pas de bonne solution. Soit on redevient potes mais l'ombre du désir planera sans cesse en non dit, soit on remet ça, et on sera forcément déçu. 

Une fois la relation platonique explosée à grand coups de reins et de pelles langoureuses, on ne peut rien reconstruire d'aussi violemment iconoclaste. Sauf exceptions rarissimes.

Dans ce domaine plus que dans n'importe quel autre, la deuxième fois, c'est déjà une habitude.






lundi 24 mars 2014

Voir partir ce monde

c'est aussi quitter ça : les potes coquets qui t'écrivent car ils sentent que tout leur échappe, que la vie qu'ils ne veulent pas quitter va devenir dure pour eux. 
Oui à Paris vieillir est plus dur qu'ailleurs pour un homo. 

Voici le genre de torture que je reçois, et que j'ai conservée. Une complainte reçue le lendemain d'une sortie à l'Aquaboulevard entre jeunes et vieux minets, qui fut a priori pour tous un moment de légèreté :



Ce qui m'a frappé n'est pas tant le fait de prendre conscience d'un coup de vieux (moi aussi je les accuse), mais d'en déduire : " Quelle zone devrais-je reprendre ne main ?", comme si on pouvait palier à la dégénérescence de la chair.

Se lamenter de se voir vieillir est normal, en tout cas concevable. Considérer ce vieillissement comme obscène et non naturel, voilà où est le problème.

Comment continuer à vivre heureux en pensant ça ?



  

vendredi 21 mars 2014

Sinon, pour le jeu,

juste comme ça, j'avais tenté sous soustraire un mec hyper bien foutu (et belge, et après tout pourquoi pas) à son petit copain...
(lui en gras)




A l'époque aucune culpabilité ressentie, même si j'avais pu arriver à mes fins (ce qui ne fut pas le cas, eh non).

Juste l'amusement de jouer avec les tergiversations de ces mecs qu'on dit "fiables", et les certitudes vacillantes de ceux qui faisaient de la fidélité dans le couple autre chose qu'un problème purement moral






mardi 18 mars 2014

C'est vrai après tout...

Pourquoi baiser quand on a envie de baiser ?
Car pour être franc c'est mon cas ce soir. J'ai envie de baiser. Mais pour autant, je n'ai pas envie de passer à l'acte. Me trouver là face à un inconnu et devoir apprivoiser sa peau immédiatement, ça me dépasse déjà. 



Comme le lâchait la féministe Anne-Cécile Mailfert dans une des dernières émissions de "Salut les Terriens", (ouais je ne jure que par Ardisson ces temps ci) :

"- Ne paniquez pas, les testicules ça n'explose pas."