vendredi 28 août 2015

Les faits relatés

dans mon dernier article daté du 25 août 2015 ont eu lieu autour du 8 août, quelques semaines avant la publication.

Je ne savais pas encore, en dialoguant avec ce jeune homme, que je perdrais deux semaines plus tard une lointaine connaissance, Kevin, 34 ans, des suites d'une maladie contractée à cause du sida.

Sur Kevin, les traitements tri-thérapiques n'ont jamais vraiment fonctionné, il a été victime d'un syndrome de Kaposi, avec ces taches noires dignes des malades du sida des années 80.

Ce jeune garçon Berjallien avec lequel je dialogue ne le sait probablement pas, mais oui, on meurt encore du sida en 2015.

Kevin a été incinéré mercredi après-midi au cimetière du Père Lachaise, et un des intervenants durant la cérémonie signalait qu'au même moment à Paris, on enterrait un autre jeune homme mort du sida la même semaine.




mardi 25 août 2015

Retour du minet de dix huit ans

habitant Bourgoin-Jallieu, hyper chaud, qui m'avait déjà dragué lorsqu'il était mineur et qui s'était révélé être le fils de collègues de ma mère.

Son délire du jour c'est le plan à quatre. Sa mère étant partie en weekend, il a l'appartement pour lui et veut organiser sa petite orgie Berjallienne.
Oui, à dix huit ans ça promet décidément, on a à faire à un futur serial sexeur. 
Mais attention, au détour d'une phrase préparatrice, un truc qui cloche.



Et de partir dans une grade leçon à base de "faut faire confiance à personne", de phase de primo-infection et de virus non encore détectable. Échec de la prévention à la française. Ça dure bien vingt minutes, il me dit qu'il a compris, qu'il fera attention, et puis quelques heures plus tard :



Et voilà. donc je vois parfaitement le trip : partouze avec des capotes dont ils ne voudront pas se servir, je serai le seul à en mettre et je craindrai, à raison et comme d'habitude, de rester sur le carreau. Comme je n'étais pas en très grande forme non plus, j'ai préféré décliner.

Retour à Paris, il m'écrit toujours...
Dernière trouvaille de notre petit sex-addict en herbe, il veut séjourner quelques jours chez moi à Paris pour découvrir la dépravation à la parisienne. Bon, c'est à ma demande j'avoue.
Et on est en train de planifier ça... 



Croix-Rouge, saunas, partouzes, il est de jeunes potentiels qu'il faut absolument exploiter.
...et des comportements à risque qu'il faut absolument éduquer.





samedi 22 août 2015

Épuisé Bourgoin

et ses mecs plutôt pas mal, surtout en ce mois d'août où beaucoup sont partis en vacances.
Heureusement il y a le mec de Mâcon dans les parages et qui fait étape à Bourgoin en attendant de descendre dans le sud.



Comme la dernière fois, rendez-vous sur le parking d'Intermarché de Domarin. Et contrairement à notre première rencontre du mois de janvier où il m'avait emmené dans les hauteurs pour nous raconter nos vies, cette fois il gère. Direction Tireluc (non le nom ne s'invente pas) sur les hauteurs de la ville, dans un pré sous lequel brille les lumières de la ville et au dessus duquel passent les étoiles filantes. Ici même, sous un cerisier, il y a des dizaines d'années, mes grands-parents maternels se rencontraient. Il
 déplie une couverture qui était entreposée dans le coffre et y pose deux grandes serviettes de plage.

Le sexe avec lui est encore plus puissant que la fois précédente, dans les faibles lueurs de cette nuit d'août, je devine les traits fins de son visage et la douceur de sa peau, laisse glisser mes doigts sur le plat de sa joue creuse et traîner ma main sur la taille particulièrement marquée.

Contrairement à la dernière fois il me regarde de bout en bout. Sous la basse lumière, je ne peux que deviner le bleu de ses yeux. Assis, couchés, nous faisons l'amour, alors qu'autour les cris de bêtes de la nuits ne nous arrêtent pas. Je me lève, lui prend les deux mains pour qu'il se lève aussi.

Nous sommes tous deux nus, là au milieu de ce champ. Je l'embrasse puis me retourne contre lui.
Je pense n'avoir jamais connu garçon aussi jeune faisant aussi bien l'amour.








mercredi 19 août 2015

Revival Bourgoin

pendant l'été, se taper du provincial, trankilou, baiser dans les champs, se faire déglinguer par des ploucs.

Le renouveau n'est pas infini à Bourgoin-Jallieu, et on retombe un peu souvent sur les mêmes. Et d'ailleurs cette fois je n'ai pas particulièrement envie de nouveauté. J'ai rencontré ici ces dernières années de sacrés coups, et j'ai décidé de remettre ça au gré des circonstances, parfois avec plusieurs années de séparation.

Ça a été premièrement le cas avec Antony, que je n'avais pas revu depuis deux ans jour pour jour, et qui revient comme une fleur me parler. 




Nous étions autrefois habitués des plans en extérieur, et alors que je descendais vers lui m'attendant dans sa voiture, au bas de chez ma mère, repassait dans ma mémoire notre dernière nuit d'exhib sur les hauteurs Bourgoin. Tellement excitante, furieusement drôle.

Il sait où m’emmener, au bout d'un petit sentier, précisément en haut d'une petite falaise surplombant une route qui monte en serpent vers Plan Bourgoin. Voulu ou pas, cet endroit se situe à quelques mètres seulement du lieu de notre première partie de jambes en l'air.

Décevant. Je savais déjà que rencontrer un mec qui se dit "super cho ce soir!" n'est pas forcément un bon calcul. Le type s'est sûrement branlé pas mal auparavant, se fout des préliminaires, la synchronisation n'est pas évidente, l'orgasme rapide. Là ce fut le cas, Antony éjaculant à peine trois minutes après avoir commencé. J'ai tout de même eu le temps de ressentir ce que j'aime tant : être entièrement nu au milieu d'une ville.

Autre soir, autre relance, nouvelles retrouvailles. Cette fois c'est Thomas, rencontré il y a deux ans également par un message cash sur grindr.
Sans nouvelles depuis Noêl dernier, ne recevant plus les sms, laissant un pseudonyme morbide sur les applis auxquelles il ne se connectait plus, je le pensais mort. En fait non, il fit une entrée aussi fracassante qu'il y a deux ans.



Décevant aussi. Le mec fume joint sur joint, son appart empeste, il est dans un premier temps distant, passe des dessins animés de Sailor Moon (qu'est ce que j'en ai à foutre franchement) sans passer à l'action, puis entreprend de me prendre sauvagement et douloureusement.
On arrête rapidement, il s'excuse plus ou moins, me dit qu'en fait il n'est pas dans son assiette. 
Et ça se voit. Le mec est malheureux, je ne suis pas en position de pouvoir faire quoi que ce soir pour lui.

Moi qui suis moins du genre à ne baiser qu'une seule fois avec les garçons qu'auparavant, qui suis plutôt excité par l'idée de remettre ça, de mélanger amitié et sexe, je m'interroge sur ce que se permettent les partenaires lorsqu'on les revoit. Se met-on moins de pression ? Cède t-on davantage à la facilité, à la pulsion du moment ? Sans s'investir dans la rencontre comme s'il s'agissait de la première fois ?...




dimanche 16 août 2015

Je savais que je le reverrais

assez souvent. C'est pourquoi dès la première fois que j'en ai parlé ici je lui ai donné un surnom, Madan. Cet ex hétéro s'essaie aux garçons depuis janvier dernier. Lui qui a été un concubin fidèle et généreux s'est fait plaquer comme une merde sans explication après quatre ans de vie commune avec son ex petite copine.

Il a toujours été attiré par les garçons à ce qu'il dit, mais alors en couple, n'avait jamais ressenti le besoin de passer à l'action.
Associant dès le début les relations homosexuelles à l'interdit, il a eu le désir de transgression en se faisant des plans à trois. Sa première relation homo justement l'a été avec un couple qui le prenait en sandwich. Pas bloqué l'hétéro. Avec moi ce serait un peu pareil, il m'avait lancé des perches dès le départ pour me faire comprendre qu'il ne serait pas contre de nouvelles sensations par mon intermédiaire, rencontrer d'autres hommes, bouger dans des lieux interlopes...
Comment ce garçon a t-il pu deviner que j'étais open à ce genre de libertinage ?

Honnêtement je n'étais pas très chaud et laissais traîner. Pourquoi ? D'une part j'aime fréquenter mes lieux de débauche seul et éviter tout risque de compétition ou de frustration causé par l'observation et l'éventuel succès ou désintérêt de la part de celui qui m'accompagne, mais aussi parce que Madan me plait vraiment, au point de ne pas désirer le voir prendre du plaisir avec d'autres hommes. Et il se trouve que c'est plutôt réciproque...




Mais comme il devenait plutôt insistant, j'ai craqué, en l’emmenant au square de lCroix Rouge une nuit pour lui montrer à quoi ça ressemblait vraiment, les lieux de drague homo. C'est loin d'être le monde des Bisounours, c'est silencieux, sombre, âpre, assez glaçant au final.

Il fut très impressionné, au début. Après un tour et détour, où nous passâmes devant un mec à genoux qui en suçait un autre sous des arbres devant une demi-douzaine d'ombres qui regardaient la scène, il s'est plutôt senti à l'aise... et excité.

C'est en plein milieu du passage, à découvert, qu'il s'est mit à m'embrasser fougueusement jusqu'à me mettre en érection, puis s'est agenouillé pour me sucer. Les mecs passent, regardent, mais ne s'arrêtent pas encore. Et comme ce con suce vachement bien pour un hétéro qui se met seulement aux hommes, je me mets à m'agenouiller à mon tour pour lui faire de même.
Un mec s'est approché. Il est là, tout proche, à nous regarder, et toujours agenouillé je vois juste son jean sur ma droit et devine aisément qu'il bande à l'intérieur. Je relève ma tête, Madan est en train de l'embrasser.

Comme je le pressentais, petit sentiment de jalousie, mais qui ne dure pas. Le mec en question n'est pas un top model mais est jeune et pas si mal. Je l'aide à se libérer de son jean...

La suite c'est un plan à trois en public assez équitable, donc assez excitant. Ca reste soft, mais chacun suce tout le monde, et avoir une bite dans chaque main ça permet des choses plutôt marrantes... Je suis finalement peut-être le plus à l'aise, étant le seul finalement à éjaculer.

On quitte l'endroit sans un regard pour notre partenaire du soir, on ne voit que l'autre. Retour vers notre quartier en vélib' vers deux heures du matin, on débrief un peu, on est satisfait. Je sais déjà qu'on remettra ça à l'avenir...

Le lendemain, malgré le plan à trois, retour des correspondances un peu énamourées. Il parle du plan de la veille, je comprends toujours mal le type de relation qu'il désire...




Mais je me suis souvenu de la veille, de notre retour après ce trip dans les bois, souvenu de s'être déshabillés et couchés. Et là le meilleur moment du plan : on a dormi l'un contre l'autre dans une paix et une tendresse inégalées.

Le contraste entre l'originalité de ce plan à trois exhib en extérieur et la douceur du lit et de cette nuit contre lui, c'était finalement ça le plus excitant.