mercredi 4 mars 2015

J'avais parlé à Romain il y a quelques années

​lorsqu'il habitait encore Paris. Quelque-chose d'irreel sur son visage me donnait à la fois envie de le rencontrer et m'intimidait au point de repousser chaque fois la date de notre première rencontre. (ouais je fais ça des fois, mais je suis pas particulièrement fier)
Le contraste de sa peau dorée de minet métisse et de ses yeux verts clairs me chavirait.

Je le retrouvais connecté ici, parvenu à vingt quatre ans, revenu chez ses parents, sur l'île de la Réunion. Tentant. 
De la motivation il m'en a fallu pour le rencontrer enfin, il habite à plus d'une heure de voiture de la Saline-les-Bains où je séjourne, et n'a pas de voiture...

À part ça il était ok pour me voir, et j'ai donc fait le trajet.

Bon le cul c'est visiblement pas trop son truc, mais il m'avait prévenu. Son trip c'est les câlins. Le sex ne fut pas mémorable, donc. Pas mal de blocages, peu d'envies, peu d'ardeur, et surtout un gros défaut : Romain ferme les yeux lorsqu'il fait du sexe.

Et faire du sexe en cachant les yeux de Romain, c'est comme baiser avec Jared Leto sans toucher son torse
Seule bonne surprise outre ses nombreux gémissement non refrénés, en guise de final, sa gigantesque éjaculation qui lui aurait barré le visage s'il n'avait pas eu ce bref mouvement du menton. La large rayure blanche a finalement zébré son torse jusqu'au haut de sa gorge ! 
...mais toujours les yeux fermés. Spectaculaire quand même.

La nuit était tombée. Il était là, en boxer, couché sur mon canapé. Et moi, depuis le comptoir de la cuisine, j'imaginais ces grandes yeux verts brillants reflétant la lumière du téléviseur.



Le lendemain je lui proposerai de m'accompagner pour faire le tour de l'île en voiture, plusieurs heures de route, des balades à la anse des cascades entre autres...
On s'est bien fait chier en vérité. Au point que je le voyais rallumer grindr... Rien à nous dire tout simplement. Heureusement, sa beauté muette suffisait à m'occuper.

Décevantes ces incompatibilités, ces garçons si beaux qu'on aimerait s'en énamourer, diffusant une beauté si évidente et fascinante qu'on ne se lasse pas d'admirer, mais qui en même temps n'ont... que ça à offrir.






dimanche 1 mars 2015

C'est par malchance

​que je me retrouve seul sur l'île de la Réunion pour deux semaines. À cause d'une annulation de dernière minute les trois personnes devant me rejoindre restent à Paris. Me voici donc avec une voiture, une maison de plusieurs chambres sur les hauteurs de La Saline-Les-Bains, et beaucoup de temps libre, moi qui avais laissé aux autres le soin de préparer ce voyage.

Heureusement que je suis d'un tempérament un peu solitaire car sinon ce serait un peu difficile... Je me débrouille donc, fais des kilomètres pour visiter Takamaka, Bethléem, le cirque de Mafate et le Piton du Maïdo (je me sens presque obligé de préciser tout ça pour ne pas me faire envoyer à la gueule que je suis venu à la Réunion seulement pour niquer du local). Mais tout de même...

C'est par grindr que j'ai rencontré Kevin, ce Reunionnais pur jus, avec un métissage représentatif (un peu africain, un peu indien, un peu vietnamien...). Très beau, très simple, très souriant, très classe. 
Si classe qu'après presque deux jours passés ensemble (une soirée bar au Zanzibar et une nuit chez moi) il ne s'est rien passé entre lui et moi. Pourtant il n'est pas avare de compliments sans jamais saisir les perches que je lui tends et que je pense visibles.

Il m'a même accompagné sur le cratère du Piton de la Fournaise, me précédant pendant les cinq heures d'une randonnée éprouvante.

Que j'ai quelquepeu évité de coucher avec lui avant la grande randonnée volcanique pour éviter qu'il me claque dans les doigts juste avant n'est pas impossible... On efface pas son penchant calculateur comme ça, et je connais l'attitude des mecs une fois qu'ils ont eu ce qu'ils voulaient. Mais pour le reste, j'ai à faire, derrière ses allures de grande bombasse (1,88 m quand même) trentenaire, à un garçon qui cache sa timidité, comme ses sms peuvent me le laisser penser.




Il aura fallu notre troisième entrevue pour qui dise au milieu d'une conversation :
"- Allez je me lance" avant de s'approcher pour m'embrasser.

Se sentant toujours en dessous, une fois allongés et nous déshabillant l'un l'autre il s'excusait déjà d'un :
"- Ah oui désolé, c'est sûrement comme avec ton ex Martiniquais..."

Car justement côté bite, les Reunionnais, me direz-vous, ça se passe comment ? 
Eh ben ça se passe bien.
Certes ils sont bien davantage métissés que les Antillais, moins noirs, et on trouve souvent deux ou trois générations en arrière du sang indien, chinois ou vietnamien. Alors oui, si vous voulez tout savoir au moment de déballer la teub ça peut faire une différence.

Kevin, lui, était convenable de ce côté là.
Mais c'est grâce à sa gentillesse, à sa disponibilité, que j'ai eu envie de le revoir quatre fois au total, et de passer avec lui ma dernière soirée.

Et lorsqu'on se retrouve seul pour deux semaines alors que ce n'était pas prévu, ces qualités sont loin d'être désagréables.






samedi 14 février 2015

Et si ça s'arrêtait là ?

Si je reprenais jamais cette soif de séduire, et d'obtenir.
Un signe. Vus à quelques jours d'intervalle alors qu'on discutait depuis un moment, deux minets de 22 et 27 ans, rencontrés tous deux en fin d'année dernière, l'un dans une soirée-péniche, l'autre au concert de Gaga. Alexandre et Rémi. Juvénilité de leur physique.

Et pourtant rien. On s'est baladé avec le premier, posé dans un Starbucks, et séparés en toute amitié. Bu une bière chez le second, discuté et séparés avec la même simplicité. Pourtant j'ai cru voir les perches se tendre, Rémi se rapprocher sur le canapé, Alexandre m'envoyer de charmants sms après notre entrevue.. Mais non, il n'y a rien à faire, je ne vois vraiment pas ce que j'en ferais.

Certes, je suis surmené et la tête pleine de travail, mais c'est la première fois que tel challenge ne me fouette pas le sang et que la vision de ces deux mecs éventuellement dans mes bras ne m'enchante pas.

Effacés également les applis de rencontre que je ne fréquentais plus depuis un moment, et lu l'article des Inrocks intitulé "Tinder est mort" dont la fin résonne dans ma tête comme une évidence :
“Tinder a matraqué mon cerveau, décapé tout le plaisir de chercher une attraction chimique réelle dans des lieux réels. Tinder semble manipuler les célibataires. En rendant le processus désinvolte, l’appli fait des rencontres purement sexuelles la norme d’aujourd’hui. Elle nous donne ce que nous voulons, mais sans l’étincelle, ni l’intrigue, et tout effort physique se résumera au premier rendez-vous et au sexe.”

Peut-être cela va t-il changer les deux prochaines semaines où je serai en vacances sur l'île de la Réunion ; les voyages, c'est bien connu, ayant le même effet sur ma libido que le soleil sur ma peau blanche de français des alpes.





jeudi 29 janvier 2015

L'absence

ces derniers temps de ce blog n'a rien d'euphorique, rien non plus de dramatique.
Mon quotidien devient affreusement banal. Une vie pour le travail, entre neuf et treize heures par jour, pas le temps ni l'énergie pour les divertissements, pour les nouvelles rencontres, et pour écrire encore moins. Toujours Bastien, depuis quatre mois maintenant, une nuit chez l'un, une nuit chez l'autre. Une espèce de vie de couple dépassionnée, sans sexe (ou vraiment une fois par mois), avec un jour sur deux des sms débordants de banalité.



Mais quelquefois l'imprévu, le weekend, avec l'éternel retour de Jack, ce mec de vingt ans qui demande chaque semaine à me voir, moi qui ne correspond a priori en rien à ce qu'il cherche.



Alors même crevé, sans envie mis à part celle de dormir, je me demande comment refuser. Hyper actif, il ne me laisse pas dormir, mais quelle explosion géniale de spontanéité et de fraîcheur à chaque fois !

Et puis patatra. Réaliser qu'on mène la même vie que tout le monde (ce que j'ai fui toute ma vie jusqu'à présent, sans même le savoir), qu'on a abandonné le sport, que toute perspective de projet personnel est impossible, et qu'on en peut plus, qu'on aimerait reprendre une vie de bohème en vivant de peu. Puis, consciemment ou inconsciemment foirer son travail, devenir indéfendable, devoir bientôt faire marche arrière et revenir professionnellement à la case départ.

Une aventure recommence bientôt.






lundi 12 janvier 2015

En mode potes de baise,

c'est comme ça qu'on s'est revus avec le mec moyen à grosse bite rencontré cet été, et qui se révèle un mec pas trop mal, mais toujours à grosse bite.

il m'avait proposé d'abord un "bar à poil", comme il y en a pas mal dans Paris. En gros c'est un bar, mais on est à poil. Ah oui il y a des backrooms au sous-sol aussi. Bref, pas ma came. J'y suis allé une fois (quoiqu'on y était pas spécialement à poil) et je n'ai pas eu besoin de relire l'article de ce jour-ci pour me souvenir du sentiment mitigé que j'avais à la sortie. Je déclinais donc. Ce fut le freedj du dimanche soir et son ambiance décontracte et dansante, dont il devint immédiatement fan, évidemment.

A mon retour de Bourgoin, et la veille de repartir pour le Cap Ferret où je fêterai le nouvel an avec mes potes, il me proposait une nouvelle sortie, mais cette fois au sauna. Ce garçon avait décidément très envie de s'encanailler avec moi. Peut-être a t-il perçu un potentiel certain en moi, que je n'ai pas su voir en lui.
Et pourquoi pas un sauna, en effet. Je partais pour cinq jours d'abstinence totale donc autant jouer la frénésie. Le Sun City, encore une fois.

Il y eu un monde dingue ! Je savais que le dimanche entre deux jours fériés les lieux de drague sont particulièrement fréquentés. Mais alors là... Ça se branlait non-stop de partout, des mecs pas mal du tout, de la testostérone, cette atmosphère où on sent que les mecs veulent baiser là, tout de suite.
Lui, tranquille, me baladait dans tout le sauna. Je ne savais pas exactement ce qu'il comptait faire... Chercher un troisième ? Baiser chacun de notre côté et débriefer ensuite ? S'exhiber rien que lui et moi ?... Dans sa tête la situation pourtant avait l'air très claire. Mais j'aimais cette incertitude.
Je prenais ainsi le risque de la déception, mais je décidais de suivre. Dès que je m'éloignais il me cherchait des yeux et m'attendait. Bon signe.
On était assis côte à côte dans le hammam, et on a finalement passé une grande partie de la soirée à se faire tailler des pipes devant tout le monde. Ce n'était pas déplaisant, bien que le fait qu'il ait une bite bien plus volumineuse que la mienne aurait pu me mettre mal à l'aise. Les mecs alentours semblaient davantage excités par nous deux, doigts entrelacés, et devaient penser que nous étions deux petits copains qui venaient ici en couple se faire sucer par qui voudra bien. Les types à genoux devant toi, passant de lui à moi, de moi à lui, acharnés à nous faire jouir. Tripant et très valorisant.

Lui ne fait pas grand chose d'autre, la sodomie au sauna il n'en veut pas, et n'y arrive pas. Il est parti chez lui manger un bout avant de nous retrouver plus tard, tandis que je rentabilisais mon (exorbitant) ticket d'entrée en compagnie d'un mec de vingt deux ans muni d'un fessier exagérément musclé. 
Même après, une fois tous les deux arrivés au bout, insatiable, je m'excitais encore à lui demander comme il s'habillait, s'il portait des slims, s'il choisissait ses pantalons afin d'exhiber ces fesses uniques, et lui dire que je m'impatientais de le voir se rhabiller aux vestiaires.

"- Bah aujourd'hui je crois que j'ai mis un pantalon noir lambda parce que j'avais un rendez-vous pro, mais sinon j'ai un pantalon beige et là oui, c'est abusé. je me fait draguer par les mecs, mais encore plus par les filles, qui ne me parlent que de mon cul !"

...Et moi de regretter d'être parti sans lui avoir demandé son numéro de téléphone. Quelle idiote je fais parfois.
Vestiaires donc, mai sans lui. Messages de mon compagnon de baise parti chez lui plus tôt, qui s'impatiente...



Sun City, pipes dans le hammam, cul d'enfer, Subway, freedj, la vraie vie quoi.
Ah le bonheur exquis de danser légèrement sur du Britney Spears au milieu de mecs habillés après avoir baisé une soirée entière complètement à poil !

Alors que je ne l'imaginais pas du tout au début, j'ai sans doute trouvé nouveau compagnon de jeu. D'une part pour divers expérimentations sexuelles à plusieurs, mais aussi pour m'accompagner au freedj le dimanche soir.

Et ça, ça n'a pas de prix.