lundi 29 septembre 2014

Comme j'ai eu ma soirée de libre

suite au lapin de Salvadore, il a bien fallu combler le trou ainsi occasionné, dans tous les sens du terme.
Le programme de la soirée était donc : recherche de gros calibre.

Or, depuis quelques jours je discutais avec un mec fort bien pourvu, qui habite Père Lachaise, c'est à dire pas trop loin de chez moi...



Le mec débarque : une montagne de muscles. Bon vous commencez à me connaître, c'est pas forcément mon truc... Moi je kiffe surtout sur les nerds, les crevettes, voir les maigres.

Et puis je ne sais pas, les pectoraux massifs, les muscles des épaules rendent le torse triangulaire plutôt que rectangulaire, la masse qui me surplombe, me souffle au visage en me regardant gémir, tout ça m'a affreusement excité.

Là, silencieusement, cette baraque m'a baisé progressivement, sûr de lui et de son effet, jusqu'à ne pouvant plus se retenir et expulsant tout son sperme dans la capote, comme un concentré de testostérone.

C'était cool, mais bon c'était quand même pas Salvadore. Son corps fin et musclé, son visage osseux et lippu, son sexe large et d'une dureté rare, son côté hétéro un peu efféminé, son besoin de jouissance, tout ça va quand même me manquer.

Il va falloir attendre avant que je retrouve régulier avec lequel je puisse ressentir telle connexion sexuelle, ce qui, il faut l'avouer, n'est pas le cas avec Bastien...






vendredi 26 septembre 2014

J'ai fini par virer ce connard.

Non, pas Bastien, que je revois toujours environ un jour sur deux, avec lequel nous partageons des cinés et des nuits enlacés. De ce côté là rien à dire, ça fait un bien fou.

Je parle de Salvadore. Mais si vous savez... ce mec black rencontré il y a quatre ans dans un sauna parisien et que je voyais fréquemment. On partageais pas grand chose, voir même rien, à part une attirance mutuelle indescriptible. Le sexe avec lui c'était génial, certes, et j'appréciais quand il me traitait comme une chienne au pieu, certes encore.

On a eu quelques différents par le passé, (bon, notamment quand -sans le savoir- je l'ai outé devant tous ses collègues de boulot...), mais on continuait de temps en temps à bien baiser. Enfin, il continuait à bien me baiser parce son cul a toujours été aussi impénétrable que le monastère de Grande Chartreuse.
Et puis ça a été plus rarement, il a plein d'enfants, moi plein de travail, et c'était pas facile de se libérer...

On devait se revoir lundi soir, il devait passer la nuit chez moi, et au téléphone, vers 16h00, il me dit juste qu'il commencera tôt le lendemain matin. Je lui demande juste s'il est nécessaire de faire sonner son téléphone quatre fois de suite en guise de réveil, ce qui a pour effet de m'empêcher définitivement de me rendormir.
Pas de réponse claire, mais c'est pas très grave, ça se négociera ce soir pensais-je...
Jusqu'au soir-même, où : 



Voilà. Il ne m'a pas suffit de plus pour le virer. Il a assez annulé de rendez-vous au dernier moment pour de bonnes raisons (enfants malades, lui malade, pas de garde possible...) pour qu'il se permette d'en sortir une de plus juste par simple caprice.
Il m'a envoyé d'autres sms, plus ou moins provocateurs pour que je sois tenté d'y réponde, il a bien essayé de me rappeler, mais j'ai pas répondu. S'il insiste j'essaierai de lui dire assez clairement d'aller se faire foutre.
Si ce mec là avait réellement envie de me voir, il serait venu ce soir là, alors que rien ne l'en empêchait.

J'admets que si je ne voyais pas Bastien ces temps ci, et s'il ne comblait pas l'ardent besoin de tendresse que je ressens depuis quelques temps, j'aurais fait comme d'habitude et je l'aurais supplié pour qu'il vienne me voir, quitte à tout accepter.

Mais là non.

Mes soirées libres sont assez rares pour qu'on évite de me les gâcher le jour même à 20h27.







mardi 23 septembre 2014

Je crois que je vais arrêter de parler de Bastien

ici. Non pas qu'il n'y ai plus rien à dire, mais d'une part on rentrerai dans du mièvre et dans la rapport quotidien d'une idylle avec tout ce qu'elle peut avoir de mièvre, voire de plus niais pour celui qui ne la vit pas ; mais aussi parce que vous savez très bien ce que c'est de fréquenter un garçon pendant les premiers mois.

Nous ne parlons pas plus de l'avenir qu'avant, nous nous voyons simplement, comme un plan régulier mais avec beaucoup de tendresse. Juste une fois, alors que je me suis trompé sur un de mes souvenirs avec lui, il m'a demandé 
"- ah c'était pas avec moi ? Mais avec qui t'as pu faire ça alors ?..." qui trahissait un début de jalousie.

Pas d'autres références à nos éventuelles autres conquêtes... Pourtant de mon côté il y en a, et du siens aussi, je suppose... 
Il faut dire que notre rencontre, elle est quand même vachement romantique pour un début d'idylle :
"- Tu l'as rencontré comment Bastien ?
- On était en train de sucer la même bite dans un sexe-club."

Peut-être reparlerai-je de lui à l'avenir, lorsqu'il se passera quelquechose de spécial, mais là, un seul échange de sms réussi à résumer le fait qu'il ne soit plus nécessaire de disséquer mes rapports avec ce garçon, alors que nous ne nous étions pas vus depuis six jours.







samedi 20 septembre 2014

Je savais que ma libido

fonctionnait en dents de scie. Mais depuis quelques mois, les pics dans un sens comme dans l'autre sont davantage prononcés. Je peux être capable de trois semaines d’abstinence et d'un jour à l'autre, avoir besoin de baiser chaque soir sans quoi je n'arrive pas à trouver le sommeil.

Là ça fait trois semaines que j'ai le feu au cul, car depuis l'orgie à 130 mecs d'il y a bientôt trois semaines, ma libido n'est toujours pas redescendue. Le matin même de ce jour de mercredi, je faisais venir un Nicolas, qui habite non loin de chez moi, marié avec deux enfants, qui n'avait jamais trouvé à se libérer depuis des semaines. On avait profité de ce mince créneau entre son départ du foyer familial et son bureau pour se voir, moi qui pourtant n'ai besoin que d'une seule chose le matin : mon lit.
Pour y dormir évidemment...

Si je me mets à rencontrer des mecs même le matin, c'est vraiment que j'en peux plus. Et je passe les érections intempestives dans les transports, au boulot, dans les commerces, dans la rue...

Samedi soir, alors que j’hébergeais chez moi David, un pote d'Orléans, on rentrait d'une soirée vers une heure du matin, complètements crevés par notre journée, et nous apprêtons à nous dormir. Sous la couette et assommé par la semaine, il a suffit d'un petit tour sur les applis pour que je tombe sur un mec open, et que je reparte traverser Paris pour le rejoindre à Porte Maillot, sachant très bien que ça me ferait rater le dernier métro pour rentrer.





Ensuite on s'étonnera que je tombe de fatigue le reste de la semaine...

D'ailleurs si j'avais su je serais resté dormir. Les mec se vendait comme un asiatique de 25 ans vraiment super bien monté, ce que ses nombreuses photos confirmaient. La curiosité m'avait poussé à aller le rejoindre à l'hôtel Hyatt Etoile, où nous nous enfermions dans les toilettes du 33eme étage. 
Soit c'était un as du photoshop, soit un pro de la prise de vue en contre-plongée.
En tout cas on était loin de ce qui était vendu sur le prospectus... Mais une fois parti, dur de m'arrêter.
En plus Monsieur se faisait sucer mais refusait de sucer, ou alors avec un préservatif... Mais une fois parti, dur de m'arrêter.
Et aussi, une fois qu'il eut éjaculé, il remballa et ne s'occupa plus du tout de moi. Mais une fois parti, dur de m'arrêter.
Mais là je m'arrêta, et retournais me coucher.

Et au dessus de tout ça, planait Bastien. Je ne l'avais pas vu depuis trois jours, et alors que nos emplois du temps respectifs nous empêchaient de nous voir ces jours ci, les traits de son visage commençaient déjà à s'effacer dans ma mémoire. Un petit coucou par sms, des questions sur ce qu'on a fait la veille au soir, une attente non dite de pouvoir se revoir, une entente tacite d'affection mutuelle.

Et puis un sms, anodin, mais qui pour moi fait tout basculer.


Ouais c'est mon tel de rechange, j'ai encore des problèmes avec mon htc
un connard a déclaré par erreur mon téléphone volé donc
je peux plus m'en servir, il est bloqué et comme personne
l'a vraiment déclaré volé à la Police, elle peut rien faire, et
quand je demande à mon opérateur il bref on s'en fout.

C'est rien du tout, juste une invitation à aller au cinéma. 
Mais en vérité elle signifie bien plus pour moi. Ça veut dire que je suis un peu plus qu'un bouche-trou momentané pour mec en manque d'affection ponctuelle.

Là, subitement, mes idées que nous cessions de nous voir d'un jour à l'autre sans explication se sont atténuées.






mardi 16 septembre 2014

La troisième fois c'est toujours la dernière,

c'est moins bien, je me lasse, et je pense avoir fait le tour du mec. C'est pas nouveau je me suis souvent fait la remarque.

Et là, mercredi soir, c'était la troisième fois que je revoyais Bastien, ce jeune mec métisse rencontré le samedi précédent dans une sex party au milieu de Paris, et revu chez moi deux jours après. C'est chez lui que j'arrivais cette fois là, comme si c'était naturel qu'on alterne nos visites.

Cette fois nous avons un peu plus parlé, et j'en sais un peu plus sur lui. Il a 25 ans (je lui en donnais trois de moins), travaille dans un grand magasin parisien. Il est très mince mais ça n'a pas toujours été le cas. Très sportif il y a quelques années, il allait s’entraîner plusieurs fois par semaine sur le canal de l'Ourq, et était assez baraqué. Il s'est fait méchamment larguer il y a quelques temps par un garçon dont il était très amoureux, et a fait une espèce dépression, même s'il ne l'appelle pas comme ça.
Peu de choses, encore, sont dites. Sa manière si particulière de s'exprimer, sa diction toute personnelle me fascinent, et je ne veux surtout pas poser des questions franchement. D'abord parce que je n'en ai pas envie, et surtout parce qu'il est évident que nous ne pouvons fonctionner comme ça.
Ne pas brusquer. Ni lui, ni nous.

Je crois réaliser son comportement. Ayant connu le grand amour, ayant subit une première grosse peine de cœur, il ne s'en est pas encore remis. Ne pouvant s'attacher à quiconque, je pense qu'il prend notre relation sans s'y projeter, et y trouve réponse satisfaisante au colossal besoin de tendresse et d'affection qu'il ressent.

Ce garçon est si particulier. Il paraît si peu mature, mais capable de tant de sagesse. Et ce paradoxe me fascine.

Mercredi je dormais donc chez lui. C'était la troisième entrevue.
L'épuisement me guettait. Aux longues journées faites de déplacements professionnels incessants dans Paris, je remplissais mes soirées depuis la rentrée et raccourcissais mes nuits de sommeil. C'est pourtant encore pendant deux longues heures que nous avons fait l'amour avant de nous endormir enlacés encore une fois. 
Il n'est que passif, en tout cas pour l'instant. Il m'a juste dit, à un moment "- J'arrive à être actif que quand je suis en couple". Pourtant il maintient une très bonne érection, et bande très facilement.
D'ailleurs... à y réfléchir... même habillé ou en boxer, je ne me souviens pas l'avoir déjà vu au repos.
Ah oui, Bastien a une morphologie génitale un peu particulière. Son sexe très courbé dans une direction bien particulière est fait de telle sorte que quelle que soit la manière dont il est habillé, on voit qu'il bande. C'est la première fois que je vois ça de ma vie.

En creusant juste un petit peu j'ai compris où était son problème "d'actif seulement en couple" : le préservatif, qu'il dit ne pas parvenir à supporter. Tant pis, je suis actif avec lui, et diable que j'aime ça. 

Il est loin le temps où j'estimais ne pas être un bon actif. J'ai rattrapé mon retard, et lorsque je me compare aux autres lors des partouzes, je sens plutôt mon limage, à la fois progressif, vener, et un peu dominateur, de qualité très honorable.

Et là, lui faire l'amour pour la troisième fois, ce n'était pas plus mal que les deux premières. C'était extraordinaire.
Là, de la manière dont je m'y prenais cette fois ci, j'ai exactement compris comment le rendre dingue.

Une phrase étrange à la fin de nos ébats, tout de même :
"- C'est bizarre d'habitude j'ai du mal à jouir quand je fais l'amour"
Je n'ai pas creusé d'avantage la question, je ne sais pas la proportion de vrai dans cette déclaration, ni ce que ça voudrait éventuellement signifier...

Encore une fois nous nous sommes séparés avec des marques d'affection, en nous souhaitant une bonne journée, sans un mot sur l'éventuelle prochaine fois où nous serons l'un contre l'autre. Pas même un "à la prochaine"....

Je ressens intensément le fait qu'on puisse arrêter de se voir d'un jour à l'autre, comme ça, sans aucune explication.

Cependant, je sentais aussi en partant de son appartement qu'on se verrait encore, au moins une prochaine fois...