dimanche 23 novembre 2014

Le fantasme ultime approchait,

pourtant je n'ai rien fait pour installer les conditions pour le satisfaire. Encore une fois il n'y a de fantasme puissant que lorsqu'il n'est pas recherché. Souvent, c'est d'ailleurs après l'avoir vécu qu'on se rend compte qu'on vient de le réaliser.

Bref. Je ne vanterai jamais assez les vertus (si si,  les vertus) du feu au cul : il n'y a pas mieux pour multiplier les occasions.

J'arrive pour la huitième fois à Saint-Petersbourg (c'est vous dire le feu au cul que j'ai, vu le pouvoir qu'a toujours eu cette ville sur moi), mon ami Pyotr a réussi à me dégoter une chambre pas chère du tout dans un appartement communautaire (chacun a son mini appart avec sa propre sale de bain et son coin cuisine) sur la perspective Nevski, qui ne sera finalement libre que le lendemain. Du coup je réserve in extremis un lit à l'auberge de jeunesse non loin, la moderne Etagii, un grand immeuble avec commerces artisanaux à chaque étage et expositions contemporaines.

Je tombe dans un dortoir de quatre avec trois russes bruts de décoffrage qui sortent de la région perdue du lac Baïkal, autant dire la Russie profonde. (Vous me voyez venir ?...)
Anglais approximatifs,  24 ans en moyenne, hétérosexuels russes lambdas. Un gros pas très finaud et deux minces pas mal du tout. Ils sont immédiatement très sympas, visiblement pas des flèches mais causants et curieux. Ils sont fascinés qu'un Français comme moi se passionne pour leur pays. L'un d'eux est plus bavard que les autres. C'est lui que j'ai vu en premier lorsque je suis arrivé dans la chambre. On se changeait pour sortir. Moi au club Kabare, lui dans un bar non loin. En sous vêtements, regards furtifs, curieux toujours. Mince, peau imberbe,  une belle paire de petites fesses dans un slip noir.

On revient à peu près tous en même temps dans la chambre vers quatre heures du mat'. On va se coucher, ils me questionnent beaucoup. Sur ma langue, d'où je viens, ce que je sais de la Russie, ce que je fous là.
Ça doit être la première fois qu'ils voyaient un français de leur vie.

Malgré le fait qu'ils viennent de Russie intérieure, je joue plutôt franc jeu, en leur disant que je couche avec des garçons (bon je leur dis que je suis bi, on sait jamais, être pédé en Russie c'est pas trop à la mode actuellement). Ça passe plutôt bien, ils ne disent pas tout le mal qu'ils en pensent, simplement on dirait qui'ils ne comprennent pas comment c'est possible. Ils me demandent plusieurs fois si j'aime vraiment les garçons, si j'ai déjà couché avec l'un d'entre eux, si je suis "girl" ou "boy"  avec eux. Il est quatre heures, l'un d'eux, le gros, le chef, décréte qu'il est temps de dormir. Je sens que ces histoires de mec qui aiment les mecs c'est trop d'informations pour lui. Il s'endort assez rapidement tandis que le deuxième s'est écroulé dans son alcool depuis un bon moment et que le dernier, sur le lit superposé au dessus du miens, reste penché pour continuer la conversation.
Il continue à me poser des questions, à traduire quelques phrases. Je me répète, puis sa tête disparaît pour dormir.

C'est là où j'ai eu l'idée.

Je me penche à mon tour pour lui demander s'il a une petite copine.
Ça y est vous me voyez venir ?...

Je baisse la voix. Il me prend de lui demander :
"-Tu n'as jamais essayé avec un garçon ?"
Là si vous me voyez toujours pas venir c'est que vous êtes très con(ne).
"- Non j'aime les filles"
Dans la demi heure qui suivra, il le répétera une demi-douzaine de fois.

Car à partir de là commence une entreprise de retournement de cerveau à base de "Je sais que tu aimes les filles mais tu peux pas savoir si tu aimes pas les garçons avant d'essayer",  et de "Allez Descends juste une minute, tu vas voir".
Il est très récalcitrant, ne veut pas admettre qu'il est tenté. Pourtant, à chaque fois que je lui propose ouvertement d'essayer là, tout de suite, avec moi, il se tourne vers ses deux potes pour s'assurer qu'il dorment. Il me redemande : "- You like kissing boy's member ?"
Il parle de fellation là je rêve pas ?!

Je sais que j'ai une chance, je sens que le mec est curieux et excité à l'idée de se faire sucer par un mec, mais je sens que le chemin est long, les blocages nombreux à subsister,  et les potes pas loin du tout.
Lui : "- Mais tu veux faire quoi ? M'embrasser ?",  "- Non non mais j'aime les filles"...
Moi : "- Ils dorment, ça craint rien", "- ou alors je monte, moi"...
Je poursuis mon entreprise de harcèlement, le relance dans cesse, en sachant qu'il me faut le rendre dingue et lui empêcher tout moment de réflexion pour qu'il dise enfin oui.
Je me lève à un moment pour que mon visage soit au niveau de son corps toujours allongé. Je le laisse à peine parler, lui fait comprendre que nous sommes à deux doigts de le faire, que je suis là, qu'il est trop tard pour dire non, qu'il a pas dit oui mais que c'est comme s'il l'avait dit, qu'il est trop tard pour faire marche arrière. Il soupir en laissant tomber sa tête sur l'oreiller.
J'y suis presque, il y a longtemps que je n'ai pas été aussi excité, je me sens galvanisé par cette honteuse stratégie de harcèlement sans répit, pense au pied que je peux prendre à faire du sexe avec un hetero à côté même de ses potes qui dorment. Sans laisser de silence, sans lui laisser l'occasion de s'opposer par la parole, je glisse une main sous la couette pour toucher sa cuisse...

Il dit un "- No !" plus fort et plus clair que les autres, j'arrête net. C'est la limite, le blocage insurmontable.
"- Go to toilets." me dit-il.
Et là le doute : me dit-il d'aller me masturber dans les chiottes pour me calmer ? M'envoie t-il l'attendre là bas pour qu'il me rejoigne par la suite ? Le doute est sérieusement permis, tant je peux concrètement ressentir sa tentation.

J'imagine... Les toilettes à l'hygiène douteuse de l'auberge, la lumière vive et glauque, la position debout... d'un coup le charme du fantasme n'est plus là.
J'en ai déjà eu des premières fois entre deux portes et c'est pas aussi excitant qu'un dortoir rempli d'heteros...
J'insiste pour le faire là, tout de suite, il répond :
"- Sleep."

Ça s'arrêtera là.
C'est vrai qu'il aurait fallu qu'il soit plus téméraire (ou plus bourré) pour prendre le risque de se faire ficher par ses potes en train de se taper un mec à côté d'eux...
J'imagine la réputation de merde en rentrant sur Irkoutsk...  Pas facile à gérer.

Comme après chaque râteau de ce genre, je me félicite quand même d'avoir osé, d'être aller contre ma timidité naturelle et contre mes peurs des réactions pour avoir tenté un mec comme ça dans une situation comme celle là.

Ma consolation, certes maigre, est de l'imaginer dans les jours qui viennent se dire qu'il a raté l'occasion de faire un truc vraiment fou.


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jeudi 20 novembre 2014

Bon dites moi,

​parce que quand même... Ça me taraude vraiment... Vous en pensez quoi, vous, de l'homme de mes rêves ? 
Vous savez, celui dont je vous parlais il y a quelques jours, celui qui m'a rendu (et me rend encore) dingue. (eh non, avoir couché avec lui n'a rien calmé).

Il est moyen mon homme idéal ? Tout juste mignon ? Il a une tête bizarre ? Ou est il incontestablement beau ? 

Cyprien me dit souvent de ne pas hésiter à aborder un mec s'il n'est pas une beauté incontestable. S'il est seulement beau selon mes goûts, alors j'ai toutes mes chances. Ça paraît être plutôt de bon sens... 

Mais c'est ça le problème : est il beau seulement pour moi ? On pourra me dire : "- Ouais il est pas mal mais on peut pas dire qu'il soit très beau" comme on dit souvent des mecs que j'admire, et sûrement de celui là aussi... Mais pourtant ce que j'aime (joues creuses, visages longs...) sont des critères qu'on retrouve aisément chez les top models et autres mannequins de podiums, alors ?...

Ai-je des goûts alternatifs ? Quelle différence entre mes goûts et les beauté qu'on juge universelle ?

J'ai besoin de savoir.






lundi 17 novembre 2014

Tout ça c'était rien.

​Non, tous ces Hollandais grands, beaux, bien montés et accessibles accumulés pendant la soirée Wild n' Wet de samedi dernier ont été oubliés instantanément en fin de soirée, lorsque j'ai pu acquérir celui que je convoitais depuis si longtemps.

Ça a commencé le soir du 1er janvier dernier, j'étais à Berlin pour mon grand Quentin New Year Fuck Tour et nous sortions à la soirée GMF, dans le centre ville. Mes yeux étaient tombés sur lui dès la première minute et hypnotisé, je restais immobilisé à chaque fois que je le croisais. Contact impossible, trop beau, trop intimidé. 
Le hasard et mon sens du timing avaient fait en sorte que nous nous trouvions en même temps au vestiaire avant de partir. C'est dans les couloirs du métro Berlinois que je l'avais vu disparaître. Il avait remarqué que je le fixais, mais ne m'avait rien adressé de particulier. Il était parti, et je ne savais rien de lui. Je pensais avoir raconté cet épisode à la fin d'un des posts de nouvel an, mais en fait non, je n'en retrouve pas la trace.

Lui, c'est mon homme idéal. Physiquement en tout cas. Vous commencez à connaître mes goûts, mon obsession pour les visages longs, les mentons triangulaires et les joues creuses. Lui avait tout ça, avec les yeux bleus et les cheveux blonds, agrémentés d'un élément qui sublimait tout le reste : le charme.

Pour moi c'était la perfection physique. Et là, plus que jamais, je peux gueuler : 


TROPHÉE DE CHASSE putain !

35 ans, souriant et un peu efféminé. Mais à vrai dire je ne savais s'il était parfait pour mes propres goûts ou s'il détenait une beauté assez universelle. Je ne le sais toujours pas d'ailleurs... 
Entouré de ses amis au nouvel an, je n'avais osé l’accoster, mais même s'il avait été seul de toute manière je n'y serais pas allé. Sa beauté intimidante m'empêchait en effet toute action, et je restait planté comme un con, à distance, à le contempler, le voir se mouvoir et les angles de son visage se cacher alternativement sous les stroboscopes.

J'avais alors retourné grindr et Planet Romeo sur toute la ville pour retrouver sa photo et j'avais fini par tomber dessus un soir. 
Que faire alors ? Bah rien. Il repartait en Flandres où il habite. Court dialogue par tchat. Pas d'intérêt particulier, juste aimable, interloqué que je lui écrive alors que nous partons tous deux dans nos pays respectifs et qu'il n'y ait plus rien à faire.

C'était il y a onze mois.

Il était là samedi soir. Au Steamworks. On s'adresse des regards. M'a t-il reconnu ? En fait non. Mais je pense alors que oui. Je pense qu'il sait que je suis intéressé, alors j'attends un signe de sa part, qui ne vient pas. Lui voit simplement un mec chelou mais pas mal qui le matte...

C'est à la toute fin de la soirée, après bien des péripéties déjà racontées, que je l'aurai dans un recoin du dernier étage, alors que tout était inespéré. 
Voir son visage approcher et m'embrasser pour la première fois. Voir ses yeux plongés dans les miens. Sentir sa présence là, à quelques millimètres de moi. Frissons. J'étais à bout physiquement, suite aux nombreux garçons qui avaient précédé. Lui était vigoureux, venait de commencer. Je l'avais juste vu s'enfermer dans une cabine avec un mec quelques minutes auparavant (eh mince !), et en ressortir assez rapidement.

La perfection me faisait face. Je m’enivrais de sa peau, de son odeur, remontais de mes mains la longueur de ses cuisses, parcourais de mon pouce l'arrête de sa mâchoire, l’embrassais toujours, sans toutefois jamais parvenir à l'atteindre réellement : Il restait une image. Impossible de faire l'amour avec lui, impossible à jamais d'en tomber amoureux. 
C'est pourquoi, sexuellement parlant, je ne peux pas dire que j'ai pris particulièrement mon pied avec lui. Il restait abstrait, et c'est comme si en sa présence j'entrais de tout mon être dans un monde plus grand que moi.

Voilà : il me faisait l'effet d'une drogue. Encore aujourd'hui, alors que nous avons gardé le contact ces derniers jours, je suis plus envoûté que jamais,  et je peux rester indéfiniment sur les différents autoportraits de son Facebook sans pouvoir décrocher, réclamant encore et encore la substance précieuse qu'est son visage.

Dans ses bras, allongé sur le dos son corps au dessus du miens, je n'étais plus là. Je buvais son visage. Rare est l'occasion d'avoir son idéal masculin pour soi, ne serait ce que quelques minutes. J'étais à lui. Il aurait pu à ce moment sortir un couteau et me le planter dans le cœur, je ne me serais même pas défendu. J'avais l'occasion  d'être désiré par lui et c'était inespéré. Assoiffé d'absolu et de l'éternité de ce moment, je pensais :
"Déverse toute ton existence sur moi".

Nous nous sommes quittés bizarrement en se perdant, sans savoir qu'on ne se recroiserait pas avant de quitter l'établissement, sans même s'être échangés nos coordonnées, .
Après, bizarrement, je ne me souviens plus. Je me suis réveillé le lendemain dans ma chambre d'hôtel alors que Cyprien était déjà reparti. En allumant mon téléphone un message de lui qui répondait à un smiley envoyé la nuit même alors que je rentrais de la soirée.



Je le pistais depuis onze mois.

C'est là que je suis revenu à peu près dans un état normal. Avant de reprendre le train pour Amsterdam j'avais quatre heures à tuer. Je suis allé marcher dans le grand parc au nord de la ville d'Arnhem. Le soleil rasant de novembre, les enfants dans les feuilles mortes, les vieilles dames et leur chien, le vent frais, j'étais heureux et j'étais étonné de le ressentir aussi fort. Alors que je marchais "Love me harder" d'Ariana Grande passait dans mes oreilles avec une sensation rare de plénitude. C'est juste après avoir surpris des larmes dans mes yeux que j'ai voulu fixer cet instant :




On pourrait dire "Que de temps perdu" en pensant à mes nuits de chasse, alors que je peux visiblement me contenter de ce genre de plaisir si simple...  Mais non, ce bonheur fugace trouve précisément son sens grâce à tout ce qui a précédé -sans eux il n'est rien- et surtout aux quelques minutes partagées avec mon idéal masculin.







vendredi 14 novembre 2014

Une sorte de jardin d'Eden

​géant, un paradis de grands blonds aux épaules carrées, aux mâchoires prononcées et aux sexes longs et larges. C'était un peu ça la soirée Wild n' Wet à Arnhem samedi dernier.
Jamais je n'ai vu telle concentration de bombasses au mètre carré, c'était simplement hallucinant. Et pas farouches de surcroît, chaudes, accessibles, affables. Entre 21h00 et 5h00 du matin j'ai pu me taper tout ceux que j'avais désirés. Pas un seul râteau à déplorer. J'ai d'ores et déjà dit à Cyprien : "On revient quand tu veux !"

Bon attendez...

Quand je dis que je m'étais tapé "tout ceux que j'avais désiré" c'est pas exactement vrai, vu que mes capacités physiques se sont amenuisées en cours de nuit... Et c'est bien dommage, j'ai raté à cause de ça de sacrées occasions. Mais c'est ma faute : mauvaise préparation alimentaire. J'ai misé sur le grignotage à base de sucres rapides et de redbull, alors que dans ces cas là ce sont les sucres lents qu'il faut ingérer. Erreur fatale. Je le sais pourtant...

Enfin ça ne m'a pas empêché de profiter autant que j'ai pu de la soirée, sans observer de long temps mort. Je ne me lancerai pas dans un inventaire interminable des mecs qui sont passés entre mes mains durant c'est huit heures au Steamworks, mais je peux dire en tout cas que les Hollandais sont physiquement définitivement parfaitement à mon goût. En tout cas bien davantage que les latins.
Bon en même temps je pars dans quelques heures pour la Russie, où les mecs, bien que plus farouches, sont encore plus attirants...

Quelques grands souvenirs se détachent toutefois (à vrai dire je ne me souviens déjà plus des autres... Attention Quentin, la routine te guette)
Il y eu, dès le début, ce jeune roux mince venant de Belgique flamande devant qui on se demande comment il parvient à garder l'équilibre avec un sexe si massif. On fit à peu près toutes les combinaisons possibles, y compris un 69 pour le moins acrobatique. 
Nous devions rester en contact mais je n'ai pas réussi à le retrouver sur Facebook. De mémoire, son nom étrange sonnait comme "Poiz Pietsmans". Mince rouquin à tâches de rousseurs d'à peine vingt cinq ans, si vous le connaissez... dites lui que je remettrais bien ça.

Il y eu aussi ce grand dominateur qui m'enferma dans une cabine alors que le sauna allait bientôt fermer. Il me laissa découvrir sa longue bite sous son short rouge, et conscient de l'objet rare qu'il possédait, me prenait sans peur des conséquences en faisant varier les positions toutes les deux minutes, me laissant m'accrocher aux parois, me bâillonnant, m’étranglant, m'envoyant des saloperies sa bouche collée à mes oreilles en me parlant comme un tueur en rut de sa grosse bite et de mon cul. Le mec était franchement doué, et je me prenais au jeu avec plaisir, jusqu'à saisir sa main et la laisser traîner sur ma joue pour lui faire comprendre que je voulais être giflé (oui c'est un nouveau trip qui date de cet été, si vous êtes pas au courant je vous raconterai). 
Il ne manquait plus que les crachats sur la gueule et on avait la totale lope.
C'est cool les gifles, j'aime vraiment ça en fait. Personne ne devrait se prétendre dominateur s'il n'ose pas en mettre.

D'ailleurs moi qui pense l'être de temps en temps j'ai pris une bonne leçon. Ça remet les idées en place d'avoir à faire à un vrai dominant. D'ailleurs c'est là qu'on comprend qu'un dominateur qui se respecte doit être doté d'un sexe hors du commun. Il faut un enjeu à la domination, un outil. Les divers maltraitances n'ont pas de sens si la principale des douleurs n'est pas infligée par l'objet sexuel lui-même. Lorsqu'on est transpercé par un gourdin comme le siens, les étranglements et autres gifles paraissent douleurs annexes bien supportables. Elles accompagnent la sensation principale, peuvent même parfois servir de diversion.

Mais son acte le plus sadique envers moi fut au moment où j'ai senti l'orgasme poindre dans mon ventre, alors que ce n'était plus qu'une question de minute... À ce moment là il décreta :
"Break." et il s'est cassé. 
Je vous raconte pas... Frustration maximale.

Cette séance de larvage inachevée avait terminé de me convaincre : Définitivement il faut que je trouve un mec semblable à Paris, ça me ferait découvrir de nouveaux horizons, et repousserait d'autant mes limites.

Enfin... Tout cela, après tout, n'est qu'anecdotique, et c'est pourquoi il ne me reste de l'ensemble de cette nuit que de fugaces souvenirs. Cette nuit là a avant tout été marquée par une rencontre bien particulière, que j'espérais en fait depuis onze mois. Irréelle rencontre qui nécessite à elle seule un chapitre...






mardi 11 novembre 2014

Encore la fête du slip

c'est le cas de le dire, à la (z)onderbroek du club Church à Amsterdam. Encore cette fameuse soirée sous-vêtements dont le meilleur chapitre reste incontestablement celui de décembre dernier.

Ce vendredi on peut dire que ce fut un degré en moins dans le délire. Non seulement parce que la succession de partenaires s'est moins bien enchaînée que la dernière fois, mais aussi parce que je suis incontestables moins chaud qu'auparavant (enfin... en ce moment, parce que ça change souvent hein). 
Mais quand même, je me suis présenté à l'entrée ce vendredi soir avec quatre jours de totale abstinence au compteur et mon maillot de bain rouge (qui, avec tout ce que nous avons vécu ensemble, devient un peu mon porte bonheur) .




Ça s'est passé comme les fois précédentes, de la manière que j'aime. J'en ai fait des sex party à travers le monde mais seule le Church offre cette atmosphère. C'était sur la mezzanine, où je contemplais le dancefloor qui ondulait quelques mètres sous mes pieds. Ça passait derrière moi, les mains traînaient une poignée secondes, sur ma taille ou mes fesses. J'ai marché et j'ai croisé ce petit mec à la peau incroyablement douce et aux fesses rondes emballées dans un mini slip. Il se pose face à moi, me fixe, s'impose. Il ne me laisse pas le choix : ce sera lui. Et j'aime cette manière de faire. Si seulement j'étais capable de faire de même, de m'imposer et de m'affranchir de l'aval de mon partenaire lorsque j'ai décidé que ce serait lui...

Regard, caresses, baisers, lui assis sur la banquette du belvédère,  moi assis sur lui, face à lui. On prend notre temps, caresses à travers les sous vêtements, les mecs se branlent un peu tout autour. Et puis ça s'accélère, le maillot de bain rouge et enroulé autour de mon poignet, je prends un préservatif dans ma chaussette, lui enfile, et cramponné à la rambarde de la mezzanine, toujours face à lui, je m'active progressivement.

À côté de nous un vieux monsieur que j'avais remarqué précédemment vient s'assoir, touche son sexe à travers son slip blanc pour se masturber. Il fait partie de mes goûts inassumés. Il a bien soixante cinq ans, les rides, les marques du temps, la peau sans élasticité, mais avec un sexe énorme. Et c'est là toute la différence. 
Alors que je m'active sur mon partenaire je laisse traîner ma main qui frôle sa cuisse. Puis je m'allonge sur le dos afin de laisser davantage d'amplitude de va et viens à mon partenaire, mais surtout pour pourvoir poser ma tête sur les cuisse du vieux mec, qui entreprend de me masturber.
Une fois que mon premier partenaire eu terminé et ne soit plus capable d'autres choses que de caresses,  le vieux se lèva, et c'est en le sucant autant que la taille de ma bouche puisse le permettre, que je sentais leurs mains me parcourir et s'insérer en moi. La musique était assourdissante, l'extase fut grande, allongé en équilibre sur la banquette bordant le vide, au milieu de ces êtres debout qui m'entouraient.

Pas mal hein. Mais j'eus espéré plus hard. Recommencer un sandwich comme en janvier, voir même subir une double pénétration, que je n'ai encore jamais connue. 
Et contrairement aux fois précédentes, les mecs qui suivront seront moins satisfaisants, tout juste pour rendre la soirée (et les frais occasionnés par le voyage) "rentables" comme nous disons avec Cyprien.

Peut-être, suite à ma première session, n'ai-je pas été assez avenant, suffisamment entreprenant. 
Après deux heures de baise j'ai cet arrière goût de dégoût qui date de janvier dernier, qui m'est revenue. Je pense qu'il est un stade que je ne connaîtrai plus à nouveau, celui de passer une nuit entière dans un sauna à me taper des mecs non stop et en ressortir au petit matin en cherchant encore à remettre ça sous une porte cochère ou dans une entrée d'immeuble.

Bon on laisse passer la soirée de demain et je vous confirmerai ma dernière assertion ok ? Car en ce samedi, c'est le grand retour à la Wild n' wet de Arnhem qu'on s'annonce... Et vu les trésors qu'on fait ici aux Pays-Bas, il se peut bien que les tentations soient grandes.