mardi 16 septembre 2014

La troisième fois c'est toujours la dernière,

c'est moins bien, je me lasse, et je pense avoir fait le tour du mec. C'est pas nouveau je me suis souvent fait la remarque.

Et là, mercredi soir, c'était la troisième fois que je revoyais Bastien, ce jeune mec métisse rencontré le samedi précédent dans une sex party au milieu de Paris, et revu chez moi deux jours après. C'est chez lui que j'arrivais cette fois là, comme si c'était naturel qu'on alterne nos visites.

Cette fois nous avons un peu plus parlé, et j'en sais un peu plus sur lui. Il a 25 ans (je lui en donnais trois de moins), travaille dans un grand magasin parisien. Il est très mince mais ça n'a pas toujours été le cas. Très sportif il y a quelques années, il allait s’entraîner plusieurs fois par semaine sur le canal de l'Ourq, et était assez baraqué. Il s'est fait méchamment larguer il y a quelques temps par un garçon dont il était très amoureux, et a fait une espèce dépression, même s'il ne l'appelle pas comme ça.
Peu de choses, encore, sont dites. Sa manière si particulière de s'exprimer, sa diction toute personnelle me fascinent, et je ne veux surtout pas poser des questions franchement. D'abord parce que je n'en ai pas envie, et surtout parce qu'il est évident que nous ne pouvons fonctionner comme ça.
Ne pas brusquer. Ni lui, ni nous.

Je crois réaliser son comportement. Ayant connu le grand amour, ayant subit une première grosse peine de cœur, il ne s'en est pas encore remis. Ne pouvant s'attacher à quiconque, je pense qu'il prend notre relation sans s'y projeter, et y trouve réponse satisfaisante au colossal besoin de tendresse et d'affection qu'il ressent.

Ce garçon est si particulier. Il paraît si peu mature, mais capable de tant de sagesse. Et ce paradoxe me fascine.

Mercredi je dormais donc chez lui. C'était la troisième entrevue.
L'épuisement me guettait. Aux longues journées faites de déplacements professionnels incessants dans Paris, je remplissais mes soirées depuis la rentrée et raccourcissais mes nuits de sommeil. C'est pourtant encore pendant deux longues heures que nous avons fait l'amour avant de nous endormir enlacés encore une fois. 
Il n'est que passif, en tout cas pour l'instant. Il m'a juste dit, à un moment "- J'arrive à être actif que quand je suis en couple". Pourtant il maintient une très bonne érection, et bande très facilement.
D'ailleurs... à y réfléchir... même habillé ou en boxer, je ne me souviens pas l'avoir déjà vu au repos.
Ah oui, Bastien a une morphologie génitale un peu particulière. Son sexe très courbé dans une direction bien particulière est fait de telle sorte que quelle que soit la manière dont il est habillé, on voit qu'il bande. C'est la première fois que je vois ça de ma vie.

En creusant juste un petit peu j'ai compris où était son problème "d'actif seulement en couple" : le préservatif, qu'il dit ne pas parvenir à supporter. Tant pis, je suis actif avec lui, et diable que j'aime ça. 

Il est loin le temps où j'estimais ne pas être un bon actif. J'ai rattrapé mon retard, et lorsque je me compare aux autres lors des partouzes, je sens plutôt mon limage, à la fois progressif, vener, et un peu dominateur, de qualité très honorable.

Et là, lui faire l'amour pour la troisième fois, ce n'était pas plus mal que les deux premières. C'était extraordinaire.
Là, de la manière dont je m'y prenais cette fois ci, j'ai exactement compris comment le rendre dingue.

Une phrase étrange à la fin de nos ébats, tout de même :
"- C'est bizarre d'habitude j'ai du mal à jouir quand je fais l'amour"
Je n'ai pas creusé d'avantage la question, je ne sais pas la proportion de vrai dans cette déclaration, ni ce que ça voudrait éventuellement signifier...

Encore une fois nous nous sommes séparés avec des marques d'affection, en nous souhaitant une bonne journée, sans un mot sur l'éventuelle prochaine fois où nous serons l'un contre l'autre. Pas même un "à la prochaine"....

Je ressens intensément le fait qu'on puisse arrêter de se voir d'un jour à l'autre, comme ça, sans aucune explication.

Cependant, je sentais aussi en partant de son appartement qu'on se verrait encore, au moins une prochaine fois...






samedi 13 septembre 2014

J'avais l'embarras du choix

pour commencer la semaine. J'étais toujours d'humeur à rencontrer des mecs (je suis parti sur l'idée d'en rencontrer un par jour), de tempérament à baiser deux heures et demie chaque soir, et accessoirement de trouver un crush, ou au moins un fucking/hug friend régulier.

J'avais donc le choix. Le mec de Nogent est prêt à me revoir mais tergiverse sur son emploi du temps : le sport est prioritaire. Et je le comprends. du coup on ne se verra sûrement pas fréquemment. 
Tiens il y a le mec avec la bite hyper large que j'avais rencontré(e) il y a un mois qui me relance ! Pourtant il avait renoué avec son ex et m'avait un peu laissé sans réponse... Et vlan! le rabibochage n'a pas tenu et le voilà qui revient comme une fleur. Pourquoi pas après tout ? J'ai peu d'orgueil en la matière.
Il y a les autres que j'ai dragués sur grindr récemment (oui je m'y suis remis, au grands maux les grands remèdes) et sur un site un peu plus trash, et que j'ai mis en attente...

Mais j'ai beau penser à tous ceux là, il n'y a qu'un garçon qui me reste en tête, le minet métisse avec lequel j'avais un peu dépassé les bornes dans un bar samedi soir. Ses grands yeux, ses silences, son besoin de tendresse mêlé à son goût de la chose sexuelle, tout m'aimantait.
Et dans ces cas là il n'y a rien à faire. Inutile de calculer, de se dire qu'on va en voir un autre plus pratique, qui est dispo, qu'on désire un peu moins mais qui est facile à obtenir... Ce sera forcément moins bien. On veut un mec en particulier et la plénitude, on se retrouve avec un remplaçant et la frustration.
Non, quand un garçon nous taraude rien ne peut le remplacer. 

J'ai donc contacté ce jeune métisse lundi, deux jours après notre rencontre.
Il vient chez moi à 22h00, inutile de vous dire tout le luxe de préparation qu'il m'a fallu pour que je me sente à la hauteur.
Et comme je le craignais, n'allais-je pas casser la magie de ce moment de silence que nous avions vécu ? Forcément nous allons devoir nous parler, alors que la substance même de la magie de cette longue étreinte exhibitionniste du week end dernier tenait au mutisme qui couvait nos lents câlins et nos chauds emballements successifs.

Il est là, au milieu de mon appartement. Fait la visite, fait des remarques sur la vue qu'on a de ma fenêtre, sur le faisceau de la tour Eiffel qui balaie la nuit nuageuse. Il me parle de son appart, de sa vue sur Montmartre, s'assied sur mon lit et me prend rapidement dans ses bras.

Deux heures et demie. C'est le temps que nous sommes encore restés l'un contre l'autre à faire l'amour. Jusqu'à minuit et demie, où en cuillère et les doigts entrecroisés nous nous sommes endormis, quelques baisers à peine conscients venant ponctuer notre sommeil.

Là, dans la pénombre de la pièce, je regardais son visage endormi, ses traits fins et son corps à ma disposition, sa jeunesse et son attirance pour moi, et ne pouvais m’empêcher de me dire que je vivais une vie magnifique.

Non, le charme n'avait pas été rompu en le revoyant. Au contraire. Malgré la duplicité des pratiques sexuelles auxquelles nous nous sommes adonnées, il restait pour moi inatteignable. Lorsqu'il me parlait, il le faisait comme s'il se parlait à lui-même, et malgré la proximité et les nombreux témoignages de tendresse, jamais nous n'avons eu un mot pouvant désigner ce que serait notre futur.

Il partait comme ça, au matin, sans que l'on se dise si on se reverrait un jour ou pas, après être venu à plusieurs reprises me prendre la main et y déposer un baiser. Il claquait doucement la porte et je me demandais, encore sous ma couette, quel était le secret de la magie de ce garçon qui n'a l'air d'exister qu'à moitié. Il est parti, son charisme rare à cet âge là a quitté la pièce en même temps que lui.

Il attendra le soir pour me réécrire, en me demandant comment s'était passé ma journée.

Que veut-il ? Je n'en sais rien, mai je ne souhaite à ce moment là qu'une seule chose : que cette magie opère encore, et que ce genre d'entrevue à peine calculée et sans dessein perdure. 

En dormant auprès de lui comme ce sera bientôt à nouveau le cas, je ne nourris qu'un seul rêve : Que cette période indéfinissable qui précède toute -discussion-et tout rapport compliqué, dure encore,
et encore.






mercredi 10 septembre 2014

Je ne me doutais pas de l'overdose de minets

que j'allais m'enfiler en me pointant à cette soirée samedi soir. Je ne m'en doutais tellement pas qu'auparavant j'étais allé à Nogent rencontrer ce blond sportif, que je racontais ici. (Bon en fait la fin de l'article était une méprise, il m'a écrit dès le lendemain matin pour me revoir... Qu'est ce que je peux être défaitiste des fois). Et ça tombe bien, j'ai bien envie de le revoir aussi. Ce qu'il m'a le plus touché chez lui ? Qu'il m'accueille en charentaises. Oui les vraies charentaises, avec les carreaux les bouloches et tout. J'avoue, qu'on puisse accueillir un plan drague comme ça, ça me fait craquer.
Et là il veut visiblement textoter, et à mon avis il est pas mal porté sur le sperme...

Bref. C'est donc sans envie particulière de baiser que je me pointais dans ce sex club parisien samedi vers 23h00. J'avais rencontré ses organisateurs spécialisés dans les soirées jeunes pendant mes dernières vacances au Cap d'Agde, et j'en avais d'ailleurs parlé
Bien que plusieurs fois parrainé, j'avais toujours refusé d'y participer. Le côté "soirée pour jeunes" me rebutait énormément, et considérant que j'avais relativement dépassé la limite d'âge, ou en tout cas m'en doutais, je ne voulais surtout pas passer pour le vieux vicelard qui cherche de la chair fraîche. Ce qui n'est de toute façon pas vraiment le cas.

Là oh surprise, le concept était différent, et n'affichait plus le mot "jeune" dans le titre ni le descriptif. Ils avaient été assez insistants pour que je vienne les voir un soir, pour que je juge sur pièces le contenu de leur soirée.
Bah j'ai pas été déçu. 

C'est dans un bar minuscule de la capitale, du côté du jardin des Tuileries, que ça se passait. A l'intérieur une trentaine de jeunes mecs, à vue de nez moyenne d'âge 22 ans. Ça discute beaucoup, ça picole un peu. Même si tout le monde a un peu l’impression de connaître tout le monde, certains mecs sont en retrait et ne parlent à personne.

Bon puisque le trip du soir c'est les minets, autant y aller. Tout le monde, en coin, m'avait regardé, le syndrome "arrivée d'un petit nouveau" jouait à plein dans le club.
Je vois un mec de vingt ans avec un sweat à capuche ouvert sur un torse blanc, imberbe et très mince. Le visage est très attirant, pas top model du tout, plutôt geek coincé avec des lunettes, qu'on imaginerait davantage derrière un bureau que dans un sex club.

Il a le contact facile, ça a l'air d'être un habitué. C'est sans ménagement qu'il me pousse dans un recoin et attire un autre mec qui restait là sans rien faire. Le trip de la soirée s'affine : c'est soirée minet oui, mais qui aiment le sex direct.
Pas forcément à l'aise dans ces cas là, j'ai rapidement évolué dans mon appréciation lorsque j'ai senti ce que cachait cette crevette sous son boxer freegun

J'ai beau tergiverser, relativiser, me blaser, je suis toujours en admiration devant ces jeunes crevettes minces, aux têtes asexuées, qui brandissent des bites de cheval.
Avec l'autre minet qu'il avait attiré, un mince métisse très lippu de vingt deux ans, on était deux à le sucer. C'était tellement large, que pendant plusieurs minutes, de chaque côté de son entrejambe, on a pu le sucer latéralement sans que nos lèvres se touchent. Extatique.

Un autre jeune mec est venu également se faire sucer, mais niveau calibre il n'y avait évidemment pas photo.

Mais en fait la connexion s'est faite avec l'autre suceur. On a passé plus de deux heures, une fois le premier minet parti, à s'embrasser et se remettre à baiser quand l'envie nous reprenait. 

Là entre mes mains, j'étais face à mes contradictions.

Moi qui dit à tout bout de champ ne pas ressentir particulièrement de plaisir avec les mecs jeunes, beaux, et assez transparents, j'avais ce jeune minet, me regardant avec ses grands yeux, sa bouche entrouverte avec une gouttelette de salive stagnant sur sa lèvre inférieure, cambré avec ses fesses rebondies et son sexe dur. Et moi répondant à son regard soumis, tenant son visage d'une main, je ne pouvais refréner l'envie furieuse de le posséder entièrement jusqu'au bout de la nuit.

Deux heures c'est long, là au milieu des autres mecs que nous ne voyions plus. A chaque fois qu'il tournait la tête vers eux je m'attendais à ce qu'il parte, rejoindre un pote qu'il avait vu ou un mec mieux que moi. Mais non, il restait, réclamant sans cesse plus de baisers, sans jamais dire un mot.

Autour, d'autres minets baisaient et s'échangeaient les partenaires mais personne ne venait s'approcher trop près de nous où tenter de participer. Ce qui se passait là respirait la fusion, et dans ces cas là tout le monde reste à l'écart. 
J'avais déjà remarqué ça au Cap d'Agde lorsque j'avais baisé un australien à quelques mètres de la plage. Nous avions fait l'amour littéralement, et alors que dans ces cas là les mateurs s'approchent de très près, ce jour là ils se tenaient à une trentaine de mètres de distance.

Les heures passaient et nous étions là, en marge du bar, avec le jeune mec. On s'embrassait à n'en plus finir, je respirais son torse, là, entre ses deux pectoraux, il me passait la main dans les cheveux, sans rien dire jamais. Tout passait par son regard, par nos gestes. Je prenais tout ce qu'il y avait à prendre, avant que ça se termine.

Avant de partir, en très peu de mots, il a voulu me donner son numéro de téléphone. Le reverrais-je ? Ai-je au moins envie de le revoir ?...
Ailleurs ? Chez moi ? en pleine lumière ? a nous dire qui nous sommes, à nous poser des questions l'un à l'autre, à recommencer, ou en essayant de reproduire cette rencontre particulière de cette nuit là ?...

Je suis toujours tiraillé. Pourquoi vouloir toujours transformer une rencontre interlope en réelle histoire ? Par mimétisme ? Par curiosité ?
Ou pourquoi ne pas donner suite ? Par peur ? Par goût de la magie ? 

Toute histoire invraisemblable est-elle bonne à faire vivre ?







dimanche 7 septembre 2014

Je suis un peu redescendu

de mon délire Ken, ce mec très très beau sur lequel je bloquais il y a encore quelques jours. La cause ? Ses réponses impersonnelles aux sms de perches tendues par moi, et surtout une de ses photos auto satisfaites, avec une légende super allumeuse et hautaine, de mec conscient de sa beauté, donc se privant de 50% du charme qu'il pourrait avoir s'il feignait de l'ignorer.

On va essayer de vite oublier cette baltringue-bombasse...

Bon, il faut dire que la péplumesque partouze de samedi m'a bien consolé aussi...
Après une nuit comme celle là on voit la vie un peu différemment, et on a envie de choper la terre entière comme si on était encore en pleine orgie.
Comme lui par exemple, le type même de mec mince aux jambes cylindriques et à la tête d'oiseau que je peux adorer, bien qu'un peu jeune...




Ainsi rassasié et remis en selle, je me sentais désirable, et me suis mis à rencontrer un peu tout azimut, en mode -on boit un café, on va au ciné, on voit...-
Ainsi jeudi soir je rencontrais un beau blond de 38 ans dans un bar non loin de gare de l'est. On sent tout de suite si ça va aller beaucoup plus loin ou pas. Là je sentais que non, mais on se plaisait physiquement. Et arrivés chez lui on a commencé à s'embrasser et c'est resté très sage. A mon avis les coups d'un soir c'était pas son truc en général, et c'était pas mon trip en particulier.

Vendredi c'était un prof de tennis déjà rencontré plusieurs fois, mais dont je n'ai jamais parlé ici. Une sorte de régulier actif de type très hétéro, aux épaules musclées,avec un très bon revers.
Mais vous savez ce que c'est, un plan cul régulier ça reste souvent au statut de plan cul régulier. Difficile de se projeter au delà...
Et même si on ressent le besoin de dormir contre quelqu'un, il ne suffit pas que ce soit quelqu'un qui nous plaise, il faut qu'il y ait une réelle connexion, sinon ça ne sert à rien.
Ainsi je lui aurais bien proposé de terminer la soirée dans mon lit, mais aurais-je seulement eu l'envie d'être contre lui ?

Samedi soir c'était Guillaume, un beau blond aux yeux bleus de 28 ans et super sportif que j'allais voir chez lui à Nogent. Provincial typique. Garçon simple, avec un a priori positif sur les gens, se contentant des choses simples de la vie, veut une relation suivie avec de la fidélité. L'anti portrait du parisien quoi.
Insatiable niveau sexe, entre le moment où il a éjaculé et l'instant où il recommença à me chauffer il a du s'écouler une demi-seconde. Ca ne lui arrive qu'avec des mecs qui lui plaisent beaucoup me dit-il...
Je me suis dis "Là il y a quelques chose à creuser".
Et peu après l'avoir quitté je lui envoyais un message, plutôt confiant, lui montrant mon envie de le revoir, pensant faire, comme on en avait parlé, du sport ensemble, ou un restau, ou un bar.





ET BIM ! C'est bien fait pour ta grosse gueule de dragueur Quentin ! Tu risques de bien ramer pour avec un crush maintenant, ma grosse salope !
Douche froide, quand même.
Difficile de croire, avec tout ce qu'il a dit, qu'il voulait simplement baiser.


Enfin je dis tout ça, mais il n'est pas impossible que ces écrits me portent autrement plus préjudice...
Vous vous souvenez sûrement du beau Quentin, qui trimbalait son physique avantageux et sa grosse bite dans le camp du Cap d'Agde voilà un mois.
J'avais même publié ici ses fesses rondes sur lesquelles traînaient quelques grains de sable, exposées devant moi sur la plage.

Et bien voici ce qu'il m'a envoyé cette semaine...




La mauvaise nouvelle me direz-vous ? Bah j'ai enlevé la photo de ses fesses. 
Oui je sais, ce blog perd d'un coup 70% de son intérêt.

Alors que ce blog n'a jamais été autant lu, je me demande jusqu'à quand ma situation de mec qui raconte sa vie sexuelle en toute liberté va être tenable...





mercredi 3 septembre 2014

J'étais putain de méga chaud

ce nouveau soir d'orgie secrète et sélect dans ce grand appartement parisien. Pour ceux qui n'ont pas suivi, j'y avais passé ma soirée du 14 juillet dernier, une méga partouze de 210 mecs (dernier comptage) et j'en étais revenu plutôt mitigé...
Incapable de bander convenablement lorsqu'une bombasse était venue se coller contre moi, un peu terrorisé par l'organisation quasi militaire de la soirée, et par les scènes de boucherie se déroulant dans les chambres où on s'entasse à une cinquantaine dans un magma de chair informe.

Ce samedi soir j'arrivais dans de meilleurs dispositions. Plutôt impatient, j'acceptais la coupe de Champagne à l'accueil dans le hall de l'immeuble, et revoyais avec surprise Nicolas et Gabriel, qui avaient comme moi passé une partie de leurs vacances au Cap d'Agde. Même concept que la dernière fois. Sous vêtements ou maillots de bain, alcool, traiteur et glaces à volonté, chaussettes noires pour les actifs, blanches pour les passifs, mix possible. Ce soir, à vue de nez 130 mecs présents. Plutôt cool, les mecs sont à mon goût, ce casting se spécialisant visiblement dans les trentenaires qui s'entretiennent.

Une chose à noter, tout de même. J'ai remarqué au plafond, dans le coin du couloir, une caméra de surveillance dissimulée derrière du verre teint. Je n'ai pas regardé sil y en avait d'autres dans les pièces alentours. 
Qui sait ce qu'un jour, il adviendra de ces dizaines d'heures d’enregistrements ainsi accumulées ?...

Quelques heures avant mon arrivée, ma pote Pauline m'avait envoyé un message à propos de Kevin, un pote à elle pas trop mal, mais que je ne connais pas.




Pendant que je discutais avec Gabriel et deux autres mecs je reconnais ce Kevin pas trop mal, seul dans un coin de la terrasse. Je vais me présenter, la joue vachement sympa, et lui fais une visite de l'appart où ça commence à baiser de toutes parts. Il paraît un peu choqué, mais matte quand même pas mal les mecs. Mauvais signe pour moi. À mon avis il s'y fera vite. Je tente quand même le coup, avec une réplique du film La Vérité si je mens 2, que je ressers à chaque fois (non,  je suis pas super fier), mais qui a le mérite d'être claire et dédramatisante :

"- Bon je te plais vraiment pas hein... Même pas un petit peu ?..."

Bon il me répond que je suis pas trop son style, et moi de me dire que depuis le Cap d'Agde décidément je suis abonné aux râteaux, et le laisse poliment en plan là, sur le bord du salon. Dommage, j'étais très excité par l'idée de revenir vers Pauline en lui disant que je m'étais tapé son pote super facilement.
Je ne le reverrai pas de la soirée. Pauline me dira plus tard qu'il est parti à 23h30 en ayant fricoté vite fait avec un gars, qu'il m'a trouvé très sympa et que sans moi il se serait barré immédiatement. 
C'est bien gentil mais j'aurais simplement voulu le ken.

Le râteau de ce Kevin m'a en fait galvanisé, et j'ai passé les trois heures suivantes à baiser non-stop, bien plus à l'aise que je ne l'avais été en juillet. Toutes les pièces y sont passées, actif, passif, encore actif et encore passif, en équilibre sur les matelas du salon et debout contre la porte fenêtre, ça a été un lâchage digne de mes plus grandes soirées underwear à Amsterdam. Que du hard.

Du coup je ne sais toujours pas de quoi relève mon appréciation d'une soirée. Je croyais que ca tenait à l'atmosphère mais non, c’était la même qu'en juillet. Je crois qu'il est question en vérité de prédisposition. Je n'avais pas eu de rapport depuis plus d'une semaine, peu de masturbation les jours précédents, ressentais un véritable besoin de contact, et me sentais pas trop moche à regarder et à baiser, ayant décidé depuis la rentrée de reprendre le sport chaque matin avant de partir au travail (et croyez-moi c'est loin d'être facile).

Contrairement à un mois et demi auparavant, je me sentais étrangement dans mon élément. Dans les chambres où ça s'entasse, les positions font qu'on peut se trouver face à face avec un inconnu lui même avec un autre partenaire. Dans ce cas là il se déroule souvent une poignée de secondes à se regarder les yeux et les lèvres, avant que l'on s'embrasse, et que ça aille éventuellement plus loin et redistribue les cartes des positions de chacun.

Nouvelle sensation à noter aussi. Alors que je sodomisais un mec sur le lit d'une des chambres, je me trouvais à embrasser un passif en train de se faire prendre par un autre mec. Étrange impression d'être en train de le pénétrer, alors qu'il l'est en fait par son propre partenaire. C'est comme si ses réactions et gémissements étaient provoqués par moi. Très curieux sentiment, totalement nouveau.
La prochaine fois il faudra que j'essaie de tenter l'inverse, en étant passif, pour ressentir, un peu différemment, la même sensation grisante.

J'avais raté l'heure du dernier métro sans même m'en apercevoir, c'était le dernier de mes soucis. Et c'est tout calme, vers deux heures du matin, que je finissais épuisé dans les bras du beau garçon que j'avais éconduit en juillet. Il était autant épuisé que moi, je n'arrivais pas davantage à avoir une erection. Y arriverais-je un jour ? Pas sûr, ce garçon correspondant au genre de beauté que j'admire mais qui ne m'excite pas vraiment sexuellement.
J'étais arrivé au bout de la soirée.

Dans l'ascenseur, en regagnant le rez de chaussée, des fraises haribo géantes disposées dans des bols individuels avec un mot de remerciement me rappelaient la folie d'organisation et l'accueil exceptionnel offerts par les mystérieux organisateurs.




Je rentrais galvanisé de cette expérience tentée a nouveau, en passant par le bar La Bodega de la Soif, où festoyaient Ben, Pauline et quelques autres. J'y restais jusqu'à quatre heures du matin, leur racontant ma folle soirée à l'invitation de laquelle je répondrai désormais probablement présent. 

Encore un nouveau Q.G.