Cette phrase est sur la feuille qui sort de mon imprimante, et m'encourage à penser que la fuite est cette nuit la seule issue possible.
Juste après m'avoir quitté, je réalisais que sans doute je ne reverrai plus jamais Nicklas. La sensation habituelle de ce genre de situation, millénaire, celle que que personne n'arrivera plus à te donner le plaisir que tu ressentais avec lui, et l'impossibilité de retrouver cette complémentarité dans l'immédiat.
Je ne peux plus coucher avec personne d'autre que lui.
J'étais dans ces états d'âme, trois quarts d'heure après la rupture définitive, lorsque Nicklas m'envoya un sms. J'aurais du y voir un signe de culpabilité de sa part, mais non. Un autre sentiment étrange me prenait la tête. Pourquoi m'écrivait-il ça, si vite, en précisant bien comme pour enfoncer le clou, qu'il était parti car je ne lui "plais plus".
Je ne peux plus coucher avec personne d'autre que lui.
J'étais dans ces états d'âme, trois quarts d'heure après la rupture définitive, lorsque Nicklas m'envoya un sms. J'aurais du y voir un signe de culpabilité de sa part, mais non. Un autre sentiment étrange me prenait la tête. Pourquoi m'écrivait-il ça, si vite, en précisant bien comme pour enfoncer le clou, qu'il était parti car je ne lui "plais plus".
Oui, j'ai répondu ça. Pour lui montrer que je lui étais finalement reconnaissant d'avoir été aussi clair ce soir là, de ne plus me laisser dans le doute.
C'est là où ça va devenir pathétique.
Suite à ma réponse, il va m'envoyer des messages et des messages.
Il vient de découvrir sur mon mur facebook ce que j'avais posté mardi après-midi, en précision de notre sortie au Spyce :
Il m'envoie une capture de ce qu'il vient de découvrir, me dit que s'il avait su il ne se serait pas comporté comme ça.
Il m'impose des doutes que pourtant je n'avais plus, et confirme sms après sms la vilaine impression que j'avais eu au départ :
ce n'est pas un clou qu'il enfonce, mais un couteau qu'il remue.
C'est là où ça va devenir pathétique.
Suite à ma réponse, il va m'envoyer des messages et des messages.
Il vient de découvrir sur mon mur facebook ce que j'avais posté mardi après-midi, en précision de notre sortie au Spyce :
Il m'envoie une capture de ce qu'il vient de découvrir, me dit que s'il avait su il ne se serait pas comporté comme ça.
Il m'impose des doutes que pourtant je n'avais plus, et confirme sms après sms la vilaine impression que j'avais eu au départ :
ce n'est pas un clou qu'il enfonce, mais un couteau qu'il remue.
Je me demande si c'est bien ça.
Si lui est bien en train de faire ça, comme je le pense.
Est-ce-qu'il me torture par sms ? Est-ce que j'ai à faire à un pervers narcissique ? Est-ce moi qui suis perdu ? Une connaissance me dira :
"-Tu es la cible idéale pour qu'il puisse se branler sur lui-même."
Et puis plus rien. Le silence complet. Je m'étais trompé. Il ne veut pas me torturer. Juste, il s'en fout. Moi j'ai un choix : Je peux me laisser aller et faire comme Pauline, fondre sur le pot de Nutella. Mais je décide de me torturer.
Samedi, première journée entière sans aucun contact entre nous depuis trois semaines. Je me tue au sport. Après avoir soulevé des altères pendant une demi-heure je cours d'une traite, musique à fond dans les oreilles, comme pour me saouler, jusqu'au château de Vincennes. Cinq heures de sport. Je m'effondre à 14h30 sur mon lit jusqu'à 18h00.
Aujourd'hui dimanche, deuxième journée sans lui. Il devrait s'éloigner peu à peu. Pourtant il plane, il est partout. Il est dans chaque sonnerie de sms, dans chaque scooter garé sur mon trottoir.
Je ne dors guère plus que je ne mange. Le pathétique augmente alors que ma vigilance diminue. Je voudrais me raccrocher à quelqu'un mais n'avoir à faire à personne. Je me mets à relancer des plans qui voulaient autrefois tisser une histoire avec moi, et que j'avais éconduis, et avec qui pourtant ça aurait pu fonctionner quelques temps. Ils le savaient, je ne voulais pas le savoir.
Pathétique.
Je regarde aussi les nombreux commentaires de ce blog. Il n'y en a jamais eu autant. De visiteurs non plus, il n'y en a jamais eu autant. Il faut croire que les peines de mon coeur plaisent plus que les joies de mon sexe.
Alors que le nombre de visiteurs uniques par jour tournait autour de 90, le nombre s'envole à 130 en pleine rupture.
Je tourne en rond, attend que ça passe, puisque ça va passer.
Et puis mon pote Ben revient. Il était à New-York depuis deux semaines.
Ça a duré une heure tout au plus. On a regardé le prix de divers destinations, on a vu du soleil, un billet pas cher, ce petit hôtel avec vue sur le port, la plage pas loin, les églises abandonnées.
On a décidé de partir, en vérité j'ai décidé de fuir.
Lorsque vendredi je reviendrai, j'espère simplement que Nicklas sera loin.










