jeudi 30 octobre 2014

Jack me convoquait ce dimanche là,

grave, me disant par sms "Il faut que je te voie absolument aujourd'hui, c'est important".

Ce jeunot de vingt ans rencontré au sauna Sun City fin septembre me servait d'amant fou en opposition à Bastien, mon crush très calme du moment.

Rencontre. Il me fait la bise, mais depuis quelques heures déjà je devine ce qu'il veut me dire. Il a faim, il a vingt ans, donc on va au Mc Do. Là il m'explique le mec qu'il vient de rencontrer, tout ça, qui habite à côté de chez lui dans son bled perdu, que ce sera plus pratique etc... 
Je le trouve mignon à s'expliquer le plus sérieusement du monde comme si nous sortions ensemble depuis deux ans. Je lui dis immédiatement que ce n'est pas grave, que je comprends tout ça... Je ris intérieurement, en fait.

Il veut s'acheter un t.shirt noir pour son stage qui va commencer, je l'accompagne dans un magasin de ma rue, et réalise progressivement en le suivant dans les rayons que c'est sans doute la dernière fois que je le vois.

Il me parle de sa vie de couple rêvée, de la soif de relation fusionnelle qu'on peut avoir à vingt ans, je n'en rajoute pas. Il me regarde de haut en bas et me dit "- En même temps quand je te vois comme ça ça me donne envie", puis arrivés devant la station de métro qui doit le ramener chez lui, me dit qu'il se "tape l'incruste chez moi". 
Je refuse aimablement, sans savoir exactement pourquoi, alors que les muscles de ses cuisses moulés dans son jean noir me font un effet dingue.

Je lui dis au revoir là, à l'entrée du métro, le contemple une dernière fois, face à lui, regarde admiratif ses yeux fermés et sa tête basculée en arrière lorsque je lui passe mes deux mains dans les cheveux. Il descend dans le métro sans se retourner, et je me dis lorsqu'il disparaît derrière les carreaux blancs que ça a a été cool de l'avoir rencontré. Il était libre et fou, aujourd'hui comme les autres jours il ressemblait à un film de Xavier Dolan.




lundi 27 octobre 2014

Je ne suis pas une bonne soeur

c'est un fait. Vous le savez je ne suis pas toujours totalement fier des moyens que j'emploie pour arriver à mes fins.
Ça m'arrive rarement, mais je suis parfois capable du pire pour avoir le mec ou assouvir le fantasme que je veux, même si 80% du temps je préfère laisser tomber qu'avoir recours à des procédés borderline, même s'ils font pas mal réagir et créent débat.

Là je suis sur le point de commettre un nouveau truc pas bien. J'ai finalement décidé de revoir le mec du sauna, le black super musclé au sexe hyper large, celui qui me harcelait un peu le lendemain
En fait il n'avait pas arrêté depuis de m'écrire, plusieurs fois par jour. Ce soir là on arrivait à 200 messages échangés.
Enfin... c'était surtout les siens. 

Il y avait des trucs qui faisaient peur dedans, du genre "je suis fou de toi" ou des trucs comme ça. Je répondais pas trop, et puis il a su comment s'y prendre, en m'envoyant un matin une photo de son énorme sexe en érection avec en dessous marqué "bisou", puis des messages bien lourds du genre "tu aimes ?", "Tu la veux ?" qui ont, je l'avoue, la capacité de me surexciter.

Il est donc venu, méga chaud, on a remis ça, et pendant qu'il me défonçait (désolé mais là y'a pas d'autre mot) j'ai pensé à Salvadore, black lui aussi, que j'avais viré quelques semaines auparavant.
Je pensais à son retour, lui qui me réclamait autrefois à demi-mot, comme s'il en avait honte, de faire un plan à trois, éventuellement d'après ce que j'avais compris, avec un autre actif...

Ça avait tourné dans ma tête un moment, j'avais joué à chercher des partenaires potentiels à lui proposer, je bloquais en même temps à l'idée de faire entrer un troisième larron dans notre relation.

Jusqu'à hier où le mec rencontré au sauna était là, dans son entreprise de pilonnage en règle, et je me suis dis "tiens..."
Puisque Salvadore continue de me proposer de passer chez moi après son travail à 19h00, pourquoi ne pas le faire venir... en prévenant qu'il y a déjà quelqu'un. Je le connais, ça ne le stoppera pas.

Connaissant Salvadore et ses goûts un peu borderline peu assumés, il est possible qu'il soit excité par la situation. Ce qu'il ne sait pas, lui qui se vante de sa grosse bite, c'est que mon nouveau partenaire en a une plu grosse que lui. Et que je m'imagine totalement me faire prendre en premier par Savadore et régir comme je le fais habituellement, et surjouer quand ce sera au tour de mon nouveau compagnon de jeu d'entrer en moi.

Cruel.

Oui on peut dire que c'est une espèce de vengeance à la Quentin... le forcer au candaulisme. Dans cette espèce de combat de coqs, je m'excitais moi-même de m'imaginer dans les bras de l'un sous les yeux de l'autre, et vice et versa.

Je ne sais pas si je le ferai, mais rien que d'y avoir pensé, non... je ne suis pas très fier.





vendredi 24 octobre 2014

La vérité c'est que je me gave !

C'est pas autre chose ! Malgré ce que je croyais il y a quelques mois non, je n'ai pas terminé ma période baise, pas plus que je n'ai transféré telle addiction sur le travail ou quoi que ce soit d'autre.

Je trouve toujours qu'un garçon est la chose la plus fascinante qui existe et que ses lèvres, son corps, les mystère de la montée de son excitation sont ce qu'il y a de plus extraordinaire au monde. Et je ne parle pas de ce qui entoure tout ça, la découverte de la personnalité de quelqu'un, cette colossale pièce montée qu'est la vie de chacun. C'est, actuellement en tout cas, ce qui m'épanouis le plus. Je fantasme à tout va, je réalise mes fantasme à tout va, et je crois qu'en fait, ce n'est pas tout à fait prêt de s'arrêter.

"Est-ce la fin de votre éblouissante matinée?" questionnait Marguerite Duras en parlant de la jeunesse. 
Ma matinée est encore plus éblouissante que jamais, merci. Vous savez ce que je pense de la vie quand on est jeune. Je parais encore beaucoup moins que mon âge parait-il, et je redoute le jour où elle sera terminée, et où j'entrerai dans une morne demi-journée. Car la jeunesse va s'arrêter bientôt, c'est sûr. Je pense toujours que c'est imminent et puis, non, j'ai sans cesse un répit supplémentaire qui m'étonne à chaque fois.
Et une chose m'obsède principalement : en profiter avant qu'il ne soit trop tard, et que je me dise : "- Mince..."

Je me suis récemment dit ça en voyant des artistes qui viennent de perdre subitement leur juvénilité. Comme Mathieu Kassovitz, ou encore Calogéro.



2012
2014




















Que je serai malheureux, en vérité.

Je ne pense pas que j'aurais alors trouvé la sagesse, tout juste une petite consolation d'en avoir profité plus que quiconque, et davantage que je ne l'aurais espéré.

J'ai pleine conscience ces jours-ci, avec les conquêtes que j'obtiens sans peine, avec les partenaires qui réclament de me revoir, que je suis dans une période faste, et je ne peux m'empêcher de me dire que c'est la dernière de ma vie, que très prochainement ma peau va perdre brutalement de son élasticité, que la fatigue d'un corps que je surmène un tantinet va devenir apparente et marquer d'une manière irrémédiable mon allure générale.

Enfin tout ça pour expliquer le fait que je ne peux faire que craquer immédiatement lorsque Cyrpien envoie, une nouvelle fois, un mail collectif comme celui là :









Ouiiii ! C'est le grand retour de la Wild and Wet, cette soirée surréaliste dans un sauna de Arnhem aux Pays-Bas, qui s'était mystérieusement arrêtée en décembre 2013. Faut-il vous rafraîchir la mémoire ?... 
Cette soirée arrive cette fois avec une nouvelle formule (non, pas celle là) qui est détaillée sur son site officiel :




Bon, traduction approximative pour les buses en néerlandais comme vous : 


"AMATEUR PORN EDITION" 



Vous avez toujours voulu être
 à l'honneur,



vous avez

 rêvé d'une carrière d'acteur porno, vous trouvez excitant d'être regardé par les autres pendant que vous vous "occupez" ? Alors voilà la dernière édition de Wet & Wild. Le thème cette nuit : "porno amateur". 

Montez à l'étage et nous montrer ce que vous avez !!! 

Bien sûr, il y a des cadeaux et pléthore de minets chauds et d'hommes en maillot de bain sexy



Bref : C'est de la soirée sur mesure pour moi.

Cependant, je doute de la réussite d'une telle entreprise tant il m'avait été difficile lors de mes précédents passages de trouver partenaire assez chaud pour s'exhiber avec moi dans la cabine en verre du troisième étage...
La faute à la localisation de ce sauna, dans une petite ville des Pays Bas, où tout le monde connaît tout le monde, et où le qu'en dira t-on règne.
On verra bien, je n'ai pas la force de persuasion et la même capacité d'acharnement que Cyprien, je m'apprête déjà à mouliner...

Avant la Wet & Wild, ajoutez une nuit au mythique Club Church (rafraîchissement de mémoire nécessaire également ?) et on obtient en un week end, et deux nuits blanches bien remplies et un mini Quentin Fuck Tour
Au final, de quoi profiter à fond de cette fin d' "éblouissante matinée".

Ah ça, en 48 heures, comme le dit Cyprien, on va bien racler.





mardi 21 octobre 2014

Eh ben quel weekend

mes amis !
Pas seulement parce que ce blog vient de franchir son 200 000ème visiteur, non non.
C'est juste que ce vendredi soir je voyais encore Bastien, ça allait faire bientôt un mois. Toujours un peu pareil : nuits enlacés, jamais à se dire la prochaine fois qu'on se verrait, cinés, soirées courtes et calmes, vannes gentillettes. Le partage du quotidien, mais un jour sur deux.

Mais samedi en revanche je revoyais Jack, rencontré au sauna une semaine auparavant et revenu de sa lointaine banlieue pour passer la nuit de samedi à dimanche avec moi. Toujours ses vingt ans, l'explosion de jeunesse permanente, d'énergie sans fin. 

C'était la Nuit Blanche à Paris (oui j'ai pris un sacré retard dans ce que je raconte... Faute à trop de taf). Il me prenait par la main vers une heure du matin au milieu de la place de la République, m'embrasse, sans aucune peur de ce qui peut nous entourer. Et moi, à ma grande surprise, de ne pas avoir peur non plus, alors que c'est le genre de chose qui me terrifie passablement, surtout après quelques mauvaises expériences en la matière. Là non : sa fraîcheur, sa sincérité, sa fierté même de tenir par la main un garçon en plein milieu de banlieusard balaie tout, même les éventuels gars qui auraient voulu nous causer des problèmes. Le bonheur, ça irradie tout ce qui est alentour.

Et puis un couplet : celui du minet qui veut un petit copain, avoir une histoire sérieuse je vous passe les détails. Il fait mine d'être gêné par notre différence d'âge mais s'en fout en fait, je le sais, il ne s'éternise pas. Je tempère, dis que je ne suis pas trop dans ce trip, que ce serait compliqué, etc...

De toute façon cette conversation est balayée par les deux fois où on fera du sexe le soir même, plus le lendemain matin. Toujours hypersensible, surtout des cuisses. il se dit passif mais dur comme est son sexe je sens que ça ne durera pas, qu'il lui manque juste un peu de confiance pour sauter le pas.

Le lendemain dimanche le projet était de rejoindre Ken à la manif pour tous. Vous vous souvenez de ce très beau mec évidemment, qui avait sauté sur l'occasion lorsque j'avais appelé sur facebook à ce qu'on m'y accompagne. Jack veut absolument se joindre à nous et c'est bras dessus bras dessous que nous nous retrouvions à Trocadéro pour défier la grande bande d'homophobes.





 Je vous passe les discussions animées avec les pères de famille et la morale que je faisais aux pères et mères de famille qui galvaudaient le mot "esclavage" sur leurs pancartes.




Heureusement nous retrouvions d'autres homos infiltrés qui eux, avaient eu le culot d'avoir fait leurs propres pancartes, à côté desquelles nous étions fiers de poser.


pour une fois que vous avez des photos de moi...





Et puis Jack tout seul, chez moi, me forçant à entrer à deux dans ma minuscule douche, presque nu au milieu de mon salon en train de baisser son boxer pour se découvrir en érection, le sexe express, là, improvisé et son éjaculation foudroyante en moins de quarante seconde, sa proposition de ressortir se balader alors que'on venait d'avaler dix kilomètres. La fougue, quoi.

Le soir on rejoignait Ken et un vieil ami à la LIM près des Champs Elysées où Jack me traitait comme son petit ami, tout en pelotant en permanence le cul de Ken. Il a 20 ans, est beau, chaud, nature, on va pas en plus lui demander d'être fiable.
Surtout pas moi.

23h45, Jack nous laisse et il repart dans sa banlieue lointaines. Sms, coups de fil, le mec ne lâche pas l'affaire.
Moi le lendemain soir je revoie Bastien, que j'avais ménagé tout le weekend pour ne pas qu'il croise Jack (quand je vous dis que je ne suis pas une bonne sœur...). 
Bastien, 25 ans seulement et tout d'un coup le calme, le silence, le mystère... Tout ce pour quoi ce garçon m'avait intéressé voilà un mois devient presque ennuyeux. Il me touche par son incapacité à communiquer comme nous autres, et me sert fort la main au cinéma lorsqu'il est ému.
Passif, super passif... Tentative infructueuse pour inverser les rôles.

Et je repense à Jack, si malléable, si frais, si perméable à tout ce qui peut être nouveau et entraînant...

Et je me questionne. que faire ? Quel choix, comment se comporter, comment s'en sortir, dire les choses ?...

En fait je sais très bien ce que je vais faire. L'un habite à Paris intra-muros et aime à dormir avec moi après son travail, l'autre vit loin et peut venir à Paris seulement le weekend. Tout est dit.






samedi 18 octobre 2014

Je ne saurais dire le degré d'importance

​de ces vacances là. J'avais 15 ou 16 ans seulement. Nous étions dans le sud, et c'était ma dernière colonie de vacances.

C'était pas terrible l'ambiance, on était tous adolescents, deux clans s'étaient formés, il y avait les rebeux et les céfran. J'étais du côté des céfran, évidemment, dans la tente de David et Yann. Yann était le plus jeune, il avait deux ans de moins que nous et pourtant du haut de ses 14 ans il paradait avec son maillot de bain rouge particulièrement rempli sur la plage. Je me souviens même qu'avec David on se marrait en comparant son paquet avec celui d'Emmanuel, notre moniteur qui avait la trentaine, en observant que Yann devait en avoir une trois fois plus grosse que lui.

Yann était vraiment en chaleur. Le soir dans la tente il attendait que toutes les lumières soient éteintes pour commencer à se masturber, sans même s'en cacher, nous décrivant les filles du collège auxquelles il pensait, la montée de son excitation, et même la quantité et les jets de sperme qu'il expulsait à la fin.

"- ah ça va sortir là... Han ! Putain ça gicle sur mon ventre ! Putain j'en fous partout sur mon duvet ! Mais putain que ça fait du bien de se branler..."

Vous voyez le genre ? Le type de truc insoutenable à entendre par un mec bien équipé dont le coude touche presque le tiens.
On faisait semblant d'être dégoûtés et lui demandions de cesser, mais personnellement je me branlais en même temps que lui, et je me souviens même avoir éjaculé simultanément à lui, pensant à sa grosse bite entourée de ses doigts. C'est comme si c'était moi qui l'avais masturbé, pensais-je.

Un seul céfran ne se mêlait pas à nous, et restait en permanence avec les rebeus, Nicolas A.

Nicolas A. était dans la tente des rebeux, avait adopté leur look, leur façon de parler, s'était rasé la tête, et régnait au milieu d'eux. Ils le regardaient tous comme un chef et le respectaient. Étrange. c'était loin d'être le plus grand ni le plus fort, pourtant c'est lui qui faisait la loi dans le groupe.

Je me souviens que Yann, qui fumait un peu en cachette des moniteurs faisant semblant  de ne pas s'en rendre compte, avait cherché du feu un soir dans le camp. Il avait osé entrer dans la tente de Nicolas A pour demander un briquet. A son retour, Yann nous racontait :

"- pfff. Ils sont trop cons là bas, je demande du feu et Nicolas A. sort sa bite en me disant "tiens, tu le veux mon briquet ? Il marche bien ! "

Sortir ma bite ainsi, devant des potes, était pour moi inimaginable à l'époque. J'étais secrètement en admiration devant un tel exhibitionnisme.
Ok, ça a bien changé depuis.

Et puis il y a eu ce matin là. Je me rendais à la douche du camp, et en arrivant ça a duré une demi seconde. Nicolas A. était à l'entrée de sa douche, entièrement nu, porte entrouverte, et parlait à un de ses potes rebeu. Dès qu'il me vit il cacha son corps derrière la porte pour ne laisser passer que sa tête et continuer sa discussion, qui n'avait rein de sexuelle.
Pourtant j'ai eu le temps de voir, très brièvement, trop brièvement, le plus gros sexe que j'avais vu jusque là. (oui, après le plus gros que j'ai vu c'était celui d'un dénommé Fior, dans une douche aussi, à Épinal dans les Vosges).

Nicolas A. avait un sexe interminable, qui pendait de son abdomen et venait toucher sa cuisse au milieu de sa longueur. Large et veineuse, elle soulignait la disproportion de ce membre par rapport à son corps.

En cette seconde j'ai immédiatement pensé que cette bite qu'il ne prenait pas soind e cacher était le secret de son pouvoir dans le groupe, et que c'était grâce à elle qu'il était tant respecté. 
En effet, comment ne pas vénérer, adolescent, alors qu'on ne parle que de bite du matin au soir, celui dont l'outil écraserait tous les autres.

Et j'ai admis depuis que cette fraction de seconde est sans doute celle après laquelle je cours depuis toutes ces années.

La fascination des grosses bites, à peu près 80% des homos l'a (estimation personnelle). Je pense que la mienne, qui revient très fréquemment, vient de cet épisode, fondateur de toute ma frustration d'adolescent.

Et comme j'ai à cœur de combler tout le temps perdu à cette période, j'ai cherché à retrouver ce Nicolas A....
Sur facebook je l'ai vu, bizarrement loin du style racaille auquel je m'attendais. Visage sage et lunettes de geek, j'étai plutôt surpris.

Je me décide à lui écrire :




Eh non Quentin, il est une partie du temps perdu autrefois qu'on ne peut, malgré tous tes efforts, rattraper...