mercredi 14 février 2018

C'est la fête des amoureux

pour moi aussi aujourd'hui, malgré mon éloignement de Madan et de ma terre natale. Je suis en déplacement professionnel pour trois semaines et cela me donne l'occasion de faire une petite pause dans cette relation dense mais quelque peu épuisante.

Je vous racontais il n'y a pas longtemps combien je poussais les limites avec Madan. A la fois celles des pratiques sexuelles, mais aussi celles de mon rapport à la jalousie, à la possession, voire à la frustration ou à l'humiliation. 
Madan est toujours en contact avec mon ex, Bastien. Il se sont rencontrés il y a quelques mois chez le deuxième et comme je l'avais raconté, Madan l'a bien baisé. Et pire : ils se sont câlinés sur le lit de longues minutes après ça. Moi qui souffre au plus profond lorsque je suis éconduit, comment endurer que ces deux là s'empalent en mon absence ? Sans doute parce que je sais que j'ai été désiré par les deux, que je le suis peut-être encore... Mais il y a autre chose, et je ne sais pas quoi.

Bastien relance Madan fréquemment, squatte son profil Planet Roméo en permanence, le chauffe avec des message très très entreprenants, et Madan y répond souvent, lui promettant de remettre ça, avec un troisième de surcroît, et Bastien me de me faire entrer dans le jeu... Ce n'est plus du sextotage, c'est les Feux de l'Amour.

Mon jeu avec Madan va jusqu'à lui demander des captures de son dialogue avec ses amants (qu'on nomme "tes putes"), en l’occurrence Bastien :




La prochaine fois ça poussera le bouchon un peu plus loin, Madan invitera Bastien chez lui. Je les imagine déjà en train de se câliner sur son lit, et ce que je ressens est un mélange entre l'excitation sexuelle et un autre sentiment mi-agréable mi-désagréable que je ne saurais pas nommer.

Pour pousser encore un peu plus loin, je lui ai glissé l'idée de revoir Bastien aujourd'hui 14 février, soir de Saint-Valentin, chez lui, et -pourquoi pas- de passer la nuit avec lui, dans "notre" lit. C'est glauque, c'est tordu, c'est tout ce qu'on veut, mais je crois que Madan et moi ne pouvons fonctionner que comme ça. Sur l'arête de la falaise, sur la lame du rasoir. Dangereux, mais grisant.
J'irai aux nouvelles demain, ou après-demain, enfin quand je serai près à entendre ce qui s'est passé. Car tout ça n'est quand même pas si anodin qu'on peut le croire. Si dans notre relation nous sommes excités de savoir l'autre désiré et capable de prendre du plaisir avec d'autres, il faut qu'on soit lui et moi dans une certaine disposition pour en parler. Tout un art. 

Savoir mon copain dans les bras de mon ex le soir de la fête des amoureux c'est un kiff. Humiliation maximale, plaisir cérébral total. Allez comprendre.

Peut-être un début de réponse dans la bande-dessinée "La Nuit mange le jour" de Hubert et Paul Burckel, où le héros parle à son nouveau petit copain de ses plans à trois qu'il faisait avec son ex. J'ai feuilleté cette B.D. chez mon ami Xavier sur les hauteurs de Nîmes où il organisait une nouvelle partouze il y a deux semaines (on était 19, c'était pas mal du tout mais j'étais pas très en forme).
Cette phrase, dans laquelle je nous ai totalement reconnus Madan et moi, je la lui ai envoyée sans commentaire, car contrairement à notre relation, elle se suffit à elle-même :

"Mais d'une certaine façon, les autres n'étaient que l'instrument d'un truc juste entre nous deux.  C'est comme s'ils n'étaient pas là."








mardi 6 février 2018

Le Cap d'Agde c'est comme le tour de France,

Il y a des choses qui ne changent jamais. C'est pourquoi, comme un vieux rendez-vous, je viens de réserver mon prochain mois d'août. 
En 2017, fait l'amour sur la plage sous les étoiles, fait tourner par un couple à Port Vénus, ai baisé un minet dans les douches de son camping à Marseillan, flip-fucké un anglais logé dans le bungalow par Cyprien... Classique quoi. 

Et c'est tout ? Bah oui c'est à peu près tout en fait. Quand on va au Cap d'Agde pour collectionner le sexe, on est toujours un peu déçu (comme je dis souvent, on baise moins en une semaine au Cap d'Agde qu'en un week-end aux bons endroits des Pays-Bas). 

C'est pourquoi au Cap priorité est donnée aux longs repas entre amis sur la terrasse, aux siestes, aux apéros, et surtout aux debriefings de la veille bien évidemment. 

Avant de remonter sur Paris détour chez la famille à Bourgoin-Jallieu, dans l'Isère. Là par contre ça collectionne ! Allez savoir pourquoi, comme aux Pays-Bas, on baise plus en 3 jours à Bourgoin-Jallieu qu'en 6 jours au Cap d'Agde !  Overdose de minets en mal de vacances et de permis de conduire. Cul irréel d'un minet (dont je vous reparlerai, je pense) empaqueté dans un jock-strap, bouffé en pleine nuit dans le cimetière de Beauregard (à deux pas de la tombe de mon grand-père paternel que je n'ai jamais connu, mais s'il était comme moi il serait heureux qu'on vienne baiser sur sa tombe), sexe d'un homme noir qui empale au milieu de la cité de l'Isle-d'Abeau, jusqu'à ce garçon dans la chambre duquel j'entre en pleine nuit, en silence car ses parents dorment juste à côté. 

Ça n'arrête pas. Et ces mecs qui se convertiraient illico en starlettes une fois téléportées dans une grande ville (patience ça va venir, la plupart de ces minets attendent la fin de l'année pour poursuive leurs études à Lyon) se révèlent d'une accessibilité déconcertante. Du coup je n'ose refuser, et me pointe à chaque nouvelle nuit tombée, sans trop y croire. Ivresse de mon égo vivifié d'être désiré par plus jeune ou plus beau que moi, relatif ennui sexuel au niveau des sensations. C'est toujours comme ça. La jeunesse et la beauté ne me font pas jouir. Et rares sont les partenaires nourrissant pareillement mon orgueil et mes poussées d'adrénaline.

Il faut dire que l'été est traditionnellement ma période faste (mais comme tout le monde, non ?) : Beaucoup de sport, une photo de profil bien cadrée et trompeusement éclairée, et c'est parti.
Car oui. Je ne vous apprendrai rien en vous disant que sur les applis la photo de profil doit être relativement trompeuse, pour appâter. C'est ensuite, lors du tchat, qu'on envoie d'autres photos où l'interlocuteur se rend compte qu'en fait non, on ne paraît pas exactement 20 ans, on est pas tout à fait autant musclé que ça... Dans 95% des cas ça passe crème, surtout à Bourgoin-Jallieu, où la concurrence est heureusement très limitée.

Bien bien, bien...

Bon, cessons de nos leurrer, c'est davantage à cette pénurie de mecs potables que je dois mon petit succès isèrois qu'à mon potentiel ou mes techniques foireuses de queutard chevronné... 





vendredi 26 janvier 2018

Je me suis toujours ennuyé sexuellement

avec mes petits copains. Enfin... relativement. Quand on est amoureux on trouve le sexe génial, mais avec le recul c'est l'amour lui-même qui est épanouissant, pasle sexe. Mais depuis quelques mois/années, pas mal de choses ont changé en vérité.

Si je dois remonter aux origines de mon silence sur ce blog, je trouverais ma rencontre avec Madan. Déjà dans ce premier post, le lendemain même de notre rencontre, je m'interrogeais sur la nécessité de continuer ce journal. J'avais adoré notre rencontre (à la relecture je ne me souvenais plus l'avoir autant aimée d'ailleurs) mais je ne voyais pas ce qu'une telle découverte pouvait encore m'apporter. Tout roulait, tout routinait, rien ne surprenait, rien ne pouvait plus m'arriver, en somme.

L'aventure continuait sûrement, entre Paris, Londres et Berlin, mais elle était bel et bien terminée.

Or, je n'imaginais pas que ce garçon apporterait la même persévérance à provoquer chez moi une réaction lors de ses premiers messages, qu'à vouloir me revoir, encore me revoir, et construire avec moi une vrai relation. Il y allait progressivement, mais mais sans perdre de vue son objectif, allant même jusqu'à feindre de l'abandonner.



moi en gris clair


De longues discussions par messages interposés, ont achevé notre connaissance l'un de l'autre.
Extrait : 



Lui : - On en est tous la... mais je crois surtout que tu as morflé comme peu d'entre nous, et jpense que je comprends ton instinct de survie

Moi : - Non franchement j'ai pas morflé plus que la moyenne, mais le peu que j'ai morflé j'étais jeune donc j'ai eu le temps de tout mettre sur la balance

Lui : - T'es un hypersensible derrière ta carapace

Moi : - Au contraire de l'hypersensibilité, j'assiste à la lente disparition de ma capacité de compassion

Lui : - Attention à pas devenir un vieux aigri alors... mais rassure toi tu as de la marge

Moi : - J'ai pas d'aigreur non, au contraire, j'ai l'impression que je n'arriverai vraiment plus à m'attacher

Lui : - Jusqu'au jour où...

Moi : - Quand ça peut commencer, tout me paralyse

Lui : - Faut réapprendre le lâcher prise peut être, mais ça implique d'accepter de s'exposer et donc potentiellement de prendre des coups

Moi : - Mais les coups je suis pas contre par principe. Tout ce qui peut me faire me sentir encore davantage vivant, je prends
Mais blocage quoi, peur, même. Parce que c'est ça, au fond

Lui : - C'est ce que j'aime bcp chez toi, Cette soif de vivre.C'est ça ton secret de jouvence en fait
Mais cette peur c'est un instinct de protection non ?Ou bien c'est un truc que tu t'es construit inconsciemment pour pas bousculer un certain confort ?

Moi : - C'est la peur de perdre du temps qui pourrait être mis à profit pour d'autres choses plus... frénétiques.
C'est vrai quand on y pense ça prend tellement de temps ces liaisons amoureuses à la con
Quand je vois les 6 ans passés avec mon dernier copain, que de temps perdu !

Lui : - L'amour c'est pas du temps perdu... au pire ça te fait grandir inconsciemment. Après la perte de temps c'est les explications, les incompréhensions, tout ce délire pédagogique autour de la vie à 2
Et c'est vrai que toi avec une histoire classique tu passerais à côté de plein de rencontres, de voyages, de vies que tu vis ajd

Moi (simultanément) : - C'est du temps que tu passes pas à voyager, pas à rencontrer de nouvelles personnes, pas à être seul, pas à être 100% libre

Lui : - Ah ah on a été raccord sur le coup



Nos expériences suivantes ont fait le reste.

Lorsqu'on pense que rien ne peut plus nous arriver, on prend le risque de ne pas reconnaître les rencontres comme celles ci, malgré tous les signaux qui nous arrivent, et que pourtant j'avais notés à l'époque.

Deux ans et demi après je vois toujours Madan. Beaucoup. Entre deux et trois fois par semaines. Nous dormons ensemble, sortons, écumons autant les théâtres, que les cinémas, que les musées ou les salles d'opéra. Nous dormons ensemble, parcourons la planète (Chine, Iran, Inde, bientôt l'Afrique...).

Mais surtout, et c'est là l'originalité et l'explication de ma distance par rapport à ce blog, nous progressons ensemble sexuellement. 

Moi qui pouvait être assimilé à un gros consommateur mais aux pratiques somme tout classiques, je me suis mis à davantage expérimenter avec lui qu'avec mes plans et sorties ponctuels. Plan à plusieurs, jock-strap et menottes, on découvre petit à petit de nouvelles fantaisies... avec une petite prédilection pour les fantasmes un peu tordus, le candaulisme, les pièges, les provocations, voir les humiliations. On aime se faire du mal, pour se retrouver ensuite.

Exemple avec une connaissance qu'on a connue en Iran, et qui vient de temps en temps en France :





Vous vous souvenez sans doute de Bastien, avec lequel je suis resté presque deux ans, et dont la littérature sur ce blog demeure assez conséquente. Ça s'était terminé brutalement, sèchement, mal. Madan habitant non loin de chez Bastien, il se trouve qu'ils avaient eu loisir d'échanger un peu par le passé, sans jamais se rencontrer. Bastien savait que je sortais avec Madan, en désapprouvant.
C'est moi qui les ai poussé à se rencontrer, et disons-le, ai poussé Madan à aller baiser Bastien.

Pourquoi inciter mon mec à aller baiser mon ex ? La situation m'excitait terriblement. Peut-être davantage en pensant que ça allait se faire, qu'en sachant que ça s'était réellement fait...


Bon là on va mettre la barre un peu plus haute...

L'aventure n'est jamais terminée.





mardi 16 janvier 2018

Tous des sex addicts

mes potes. Enfin presque. Et en tout cas différemment les uns des autres. 
Je vous racontais brièvement mon weekend déparve à Berlin mi-novembre (et même celui de l'année précédente) avec Cyprien (qu'on ne présente plus), Xavier (amateur de partouzes et très bon pote) et Julien (habitué du Cap d'Agde et partenaire d'un moment assez inoubliable). Je viens de passer une petite semaine (très chaste en revanche) au ski avec ces deux derniers.

Mais tous les trois sont de très gros consommateurs de sex (sans doute davantage que moi), mais chacun a une cause différente.

Julien aime baiser, au sens "être en train de baiser", selon moi il se sent vivant, en pleine possession de ses facultés, que lorsqu'il est est en train de baiser. J'oserais ajouter "avec qui que ce soit". C'est peut-être la raison pour laquelle il se prostitue là bas à Londres, où il habite, et arrive à bander même avec des hommes qui lui déplaisent physiquement. Il est en train de baiser, il est heureux.

Pour Xavier c'est différent. Pour lui baiser est un moyen de se rapprocher de l'autre, de le connaître, on pourrait même dire que le sexe a une utilisé sociale pour lui. C'est sans doute celui d'entre nous qui a le rapport le plus sain à sa sexualité.

Bon, pour Cyprien on est dans la pathologie bien sûr. C'est l'addiction la plus brute, toute sa vie tourne autour de ses conquêtes, il lui faut sa dose de minets pour consoler son effroi devant le temps qui passe et sa propre jeunesse qui s'enfuit. Tout le monde admire ses conquêtes et l'énergie colossale qu'il met à les obtenir, mais personne n'envie son addiction.

Et moi me demanderez-vous ? 

Bah moi vous me connaissez... C'est la névrose dans toute sa splendeur. Besoin avide de se faire aimer, donc désirer (ou l'inverse). Soif autrefois insatiable de l'intérêt des autres sur moi, sur mon corps. Qu'on s'intéresse à moi pour d'autres raisons m'a toujours laissé étrangement relativement indifférent.

Exemple : partouze chez Xavier sur les hauteurs de Nîmes en juin 2016. une vingtaine de mecs, beaux et chauds. La veille de la partouze, beaucoup d'entre eux, parisiens ou locaux, sont déjà arrivés sur place. Chacun choisi ses couchages en fonction de la première affinité et commence à baiser. Je suis dans le lit d'un certain Thomas, qui me plait bien plus que les autres. Râteau, il ne veut pas de moi. Résultat, ainsi repoussé j'ai été incapable de reprendre l'envie de baiser de tout le week end, atteint comme je l'avais été par le fait d'avoir été ainsi éconduit.

Bon je ne suis pas à plaindre, ce problème ne fait pas que me pourrir la vie, et même si ce besoin s'est quelque peu atténué avec l'âge, je réalise que c'est principalement grâce à lui que j'ai fait attention à ma peau, aux excès de drogue et d'alcool, que je me suis mis jeune au sport, conscient que mon corps était un des remèdes que je m'étais trouvé pour soigné mes propres angoisses.

Nouvelles mises en application dans deux semaines où je serai de retour chez Xavier, et à Berlin en avril pour un gros week-end Revolver + Pornceptual. Les habitués connaîtront.






mercredi 10 janvier 2018

Quelques remarques après une nuit au sauna

le Sun un soir de décembre, une valeur sûre. Concept : soirée jeunes, gratuit pour les moins de 26 ans. Autant vous dire que c'est blindé de mecs venus se mettre au chaud. Il y a à peu près autant de moins de 26 ans entrés gratos que de plus de 26 ans venus parce qu'il y a du monde assuré. Autant dire qu'il y a le choix.


le sauna Sun, à Lyon, pas kitsch du tout

D'ailleurs, on m'a dit que comme Lyon, Bordeaux était aussi une ville à sauna. C'est plutôt rare en France (Avignon étant particulièrement sinistrée).

Je supporte de moins en moins de m'enfermer dans une cabine avec un garçon. J'ai même écourté un passage avec l'un d'eux car la situation ne m’excitait pas, malgré ses tatouages, ton torse en V, ses yeux frais et sa barbe parfaitement taillée.

Je supporte de moins en moins les habits aussi. Après avoir fait dans la même semaine, au même endroit (le Fire à Londres) la soirée nudiste SBN et la soirée fétiche Recon, j'ai bien senti la différence. Pas pour moi les costumes SM, les accessoires et les combinaisons de latex qu'on ne sait même pas comment ouvrir. Il me faut de la nudité. Ou une serviette autour de la taille à la limite (c'est si facilement enlevé), ou encore mieux : un sous-vêtement.

La darkroom du Sun à Lyon est particulièrement fréquentée, par tout le monde. Alors qu'à Paris elles ont très mauvaises réputation et que ceux qui les fréquentent sont mal vus, à Lyon c'est un vrai endroit pour partouzer, pour tout le monde. Pourquoi ? 
Peut-être justement parce qu'elle n'est pas dark. À part deux alcôves sans issue plongées dans le noir, on identifie sans mal les mecs, par leurs silhouettes ou grâce aux larges rayons de lumière qui pénètrent le dédale. Pratique : De larges banquettes font face aux 3 entrées de la darkroom, permettant d'observer qui y entre, et bien sûr de les suivre pour leur sauter dessus. Gros taux de réussite, gros kiff pour ceux qui aiment un peu s'exhiber mais pas trop. 
Malheureusement, la majorité des rapports s'opèrent tout de même dans l'intimité des cabines...

La fameuse technique de l’échantillon (plusieurs fois évoquée ici) ne se démode décidément pas et reste une valeur forte ! A savoir (bien) baiser (en actif ou en passif) devant d'autres mecs pour qu'ils s'identifient à votre partenaire et aient envie de passer eux aussi entre vos bras pour que vous leur fassiez pareil !
J'ai poussé la méthode un cran plus haut hier soir pendant que je baisais un mec dans cette fameuse darkroom. Un garçon parfaitement à mon goût (et qui m'ignorait relativement jusque là) contemplait la scène avec de grands yeux émerveillés en se touchant le sexe sous sa serviette. Et plutôt que de laisser mon partenaire sur le carreau brusquement pour en changer (mauvais calcul, pas sûr, et attitude pas très cool), j'ai préféré une autre méthode : Simuler un orgasme, ce qui a le double effet de mettre un terme anticipé au coït en cours, et de donner un échantillon supplémentaire au futur partenaire.

Mais attention, c'est un vrai travail de bien savoir simuler. Un gros travail d'observation d'abord. On ne se voit pas jouir soi-même (à moins d'être filmé à ce moment là) et il faut donc observer ce qui se passe chez les autres, et ce qui nous excite dans leur attitude, afin de bien le reproduire. Tout est important : l’accélération du souffle, l'apparition de faibles gémissements, la courte interruption de la respiration, le râle qui succède, la verge qui s'enfonce au maximum à ce moment là, les spasmes qui vous contracte sur le dos du partenaire, le basculement la tête en arrière, le repos bref et les baisers langoureux sur le dos du passif alors qu'on est encore à l'intérieur, la lenteur lorsqu'on se retire, la manière d'enlever le préservatif (faire évidemment comme s'il était plein), et (important) la façon dont on se touche le sexe sur sa longueur ensuite en le regardant, comme s'il venait de se vider. 
Le mec en question ne pensera qu'on bref instant qu'il vous faut 20 bonnes minutes pour recharger. La parfaite érection que vous lui ferez sentir dans sa main lui ôtera cette idée.

Bon pour le coup je suis allé quand même prendre une petite douche avant de rejoindre le deuxième garçon, mais il était tellement excité qu'il est parti avec un autre mec... Je me suis rabattu sur Julien, un minet de chez minet à la peau claire, aux cheveux mi longs blonds et au sexe large. Assez irréel. Ou plutôt c'est lui qui s'est rabattu sur moi. Avec lui j'accepte d'entrer dans une cabine, le plaisir n'est pas colossal mais mon égo est boosté au max.

Le sauna fermant à 1h30, à partir de minuit et demie ça commence à partouzer en exhibitionnisme de partout. Les mecs veulent jouir une dernière fois. Leurs précédents rapports leur ont ôté tout complexe et du coup ça se lâche de partout sans plus du tout tergiverser. 
Preuve par l'exemple : Aux alentours de la darkroom ça baisait à 4 alors qu'on se faisait virer par l'équipe de ménage qui avait décidé de commencer son nettoyage par là (c'est vrai qu'il y avait du boulot). Alors que mes compères filaient à la douche, je faisais un dernier détour par le hammam. Passage bloqué. Quatre mecs baissaient ensemble en plein milieu du passage. Tellement ensemble qu'on ne saurait dire qui faisait quoi. Il a fallu moins de 3 secondes entre le moment où ils m'ont vu en comprenant qu'ils bloquaient l'accès, et l'instant où nous étions 5 en train de baiser, rendant le passage impraticable. 

De grandes, très grandes soirées.