lundi 21 avril 2014

J'y vais à mon p'tit rythme

trankilou...
Je me branle tranquillement et genre tous les quinze jours, quand vraiment j'en peux plus, je me tape soit mon délire du moment (un hétéro black qui me relance par sms, un asiatique hyper-éjaculateur qui me fait du clin d’œil sur PlanetRoméo...), ou bien un mec pas mal qui passe par là me fait des avances.
Pas de quoi en faire des tartines sur ce blog en tout cas.

Petit à petit j'ai l'impression de prendre un certain recul sur mes expériences passées, et de me rendre compte avec davantage d'évidence des situations qui m'ont excitées jadis. 

Lorsque je mets en marche, alors en quête d'inspiration, la machine à fantasmes dans ma tête, je songe aux expériences passées. De tous temps ça a été comme ça : le passé. Jamais de situations imaginaires, espérées ou rêvées. Ainsi, je me suis souvenu récemment de mon voyage en Chine, en novembre 2011. J'étais loin d'imaginer que j'entrais dans un pays autant sexuel, avec des mecs si décomplexés de leurs corps, à ce point libérés sexuellement. 

De plus, lorsqu'on est européen et qu'on débarque là bas, je ne vous fait pas de dessin. On est soi-même un fantasme vivant, les mecs vous tournent autour, fantasment sur la taille prétendument démesurée de votre sexe d'occidental, et évidemment vous avez l'embarras de choix pour repartir avec le plus beau. Je me souviens de mes premiers jours à Shanghai, et de notre première sortie avec mon compagnon de voyage Aurélien.

Je ne m'étais pas rendu compte durant ces dernières années du tel concentré de situations sur-excitantes pour moi, vécues pendant mon séjour. Rien que le premier soir, après une dizaine d'heures de vol, nous n'étions pas particulièrement d'humeur dragueuse, et bien que crevés, nous sortions au bar gay non loin du Bund. On avait parlé à un groupe de jeunes Chinois sans qu'il y ai particulièrement de drague. Alors que nous les saluions avant de partir nous coucher, je me souviens que l'un d'eux avait rapidement laissé traîné le dos de sa phalange sur la bosse de mon pantalon jean noir, comme s'il n'avait pas fait exprès.

C'est pas grand chose, mais je repense à présent à tout ce qui avait du lui passer par la tête pendant notre conversation désintéressée et sans sous-entendus aucun. Le désir, la frustration, l'hésitation, pour finir par ce bref effleurement sans conséquence.

Se doute t-il que je l'ai remarqué, et que trois ans après j'y repense avec autant... d'émotions ?






dimanche 13 avril 2014

La première chose à laquelle je pense,

sitôt avoir éjaculé, une fraction même de seconde après le dernier jet, alors que le plaisir de l'orgasme n'est pas encore totalement dissipé, la seule volonté qui me vient à l'esprit, 
c'est que mon partenaire parte, le plus vite possible.



dimanche 6 avril 2014

J'en ai mis du temps,

non pas pour poster à nouveau ici (ma vie professionnelle occupe 95% de mes journées désormais, et quand j'ai lu un commentaire bienveillant posté mercredi je me suis décidé à vous réécrire un peu), mais pour répondre à la question d'un lecteur qui date maintenant de plus de deux ans.

A l'article nommé "J'ai bien failli coucher avec Ben", ce lecteur nommé XII me posait le 29 décembre 2012 : 
Tu n'as jamais couché avec un pote ? Pour quelle raison préfères-tu ne pas coucher avec Ben ?
Après une semaine de réflexion, j'y avais répondu le 7 janvier 2013 :
Je réfléchis à la question et j'en fais un billet ;)
Et me voilà deux ans après avec mes certitudes, nourries par l'expérience. Car je ne répéterai jamais assez que le multipartenariat tel que je l'ai pratiqué m'en a appris bien davantage sur moi et mon rapport aux autres que n'importe quelle pseudo réflexion para-psychologique.

On pourrait en vérité s'en tenir au bon sens, et se dire que ne pas coucher avec ses potes préserve la nature de la relation que l'on entretient avec eux. Après avoir couché ensemble que se passe t-il ?
On va se revoir mais est-ce pour coucher ensemble ? On craint alors de se revoir de peur qu'il ne se passe quelquechose... ou pas...

Bien sûr ça m'est arrivé, avec d'autres que Ben, et si je devais observer un changement de comportement après avec couché avec eux, je dirais que je les ai fuis.

Ce qui est excitant à l'idée de coucher avec un pote, c'est la première fois, la transgression d'un statut uniquement amical qui interdit de facto le sexe. Ensuite il n'y a pas de bonne solution. Soit on redevient potes mais l'ombre du désir planera sans cesse en non dit, soit on remet ça, et on sera forcément déçu. 

Une fois la relation platonique explosée à grand coups de reins et de pelles langoureuses, on ne peut rien reconstruire d'aussi violemment iconoclaste. Sauf exceptions rarissimes.

Dans ce domaine plus que dans n'importe quel autre, la deuxième fois, c'est déjà une habitude.






lundi 24 mars 2014

Voir partir ce monde

c'est aussi quitter ça : les potes coquets qui t'écrivent car ils sentent que tout leur échappe, que la vie qu'ils ne veulent pas quitter va devenir dure pour eux. 
Oui à Paris vieillir est plus dur qu'ailleurs pour un homo. 

Voici le genre de torture que je reçois, et que j'ai conservée. Une complainte reçue le lendemain d'une sortie à l'Aquaboulevard entre jeunes et vieux minets, qui fut a priori pour tous un moment de légèreté :



Ce qui m'a frappé n'est pas tant le fait de prendre conscience d'un coup de vieux (moi aussi je les accuse), mais d'en déduire : " Quelle zone devrais-je reprendre ne main ?", comme si on pouvait palier à la dégénérescence de la chair.

Se lamenter de se voir vieillir est normal, en tout cas concevable. Considérer ce vieillissement comme obscène et non naturel, voilà où est le problème.

Comment continuer à vivre heureux en pensant ça ?



  

vendredi 21 mars 2014

Sinon, pour le jeu,

juste comme ça, j'avais tenté sous soustraire un mec hyper bien foutu (et belge, et après tout pourquoi pas) à son petit copain...
(lui en gras)




A l'époque aucune culpabilité ressentie, même si j'avais pu arriver à mes fins (ce qui ne fut pas le cas, eh non).

Juste l'amusement de jouer avec les tergiversations de ces mecs qu'on dit "fiables", et les certitudes vacillantes de ceux qui faisaient de la fidélité dans le couple autre chose qu'un problème purement moral